L’anhidrose équine est une maladie limitant les performances qui implique une capacité réduite à transpirer chez les chevaux. Cette pathologie touche le plus souvent les chevaux vivant dans des climats chauds et humides.

L’anhidrose se produit parce que les glandes sudoripares ne fonctionnent pas normalement lorsque la température corporelle augmente. Les chevaux atteints d’anhidrose ne peuvent pas réguler correctement leur température centrale en réponse à des périodes d’exercice ou à des températures ambiantes élevées.

Sans intervention, l’anhidrose équine peut entraîner un coup de chaleur ou des dommages permanents aux glandes sudoripares. Cette maladie peut être mortelle dans certains cas.

La cause exacte de l’anhidrose est inconnue, bien que des facteurs hormonaux et neurologiques puissent jouer un rôle. L’anhidrose peut être un signe de dysfonctionnement de la pars intermédiaire de la glande pituitaire (DPIP), anciennement connu sous le nom de maladie de Cushing. Les vétérinaires diagnostiquent l’anhidrose en se basant sur une évaluation physique ainsi qu’un test de sudation intradermique à la terbutaline.

Il n’existe aucun remède connu pour cette maladie. Certains chevaux reprennent une transpiration normale lorsqu’ils sont déplacés vers un climat plus frais pendant 10 jours ou plus. Les stratégies de gestion de la maladie se concentrent principalement sur la prévention du stress thermique causé par la chaleur chez les chevaux affectés ainsi que sur le traitement du DPIP, lorsque présent.

Qu’est-ce que l’anhidrose équine?

Aussi connue sous le nom d’hypohidrose ou en anglais, de syndrome du poil sec, l’anhidrose équine fait référence au fonctionnement altéré des glandes sudoripares. Les chevaux atteints de cette maladie ne peuvent pas produire une transpiration normale en réponse à des stimuli anticipés. [1][2]

L’anhidrose équine pose problème chez les chevaux affectés car la transpiration est le principal moyen par lequel le corps dissipe la chaleur lorsque la température centrale augmente. Les chevaux ont besoin de transpirer pour se refroidir par temps chaud ou lorsqu’ils font de l’exercice.

Les chevaux vivant dans des climats chauds et humides sont les plus susceptibles d’être touchés par l’anhidrose. [1]

Dans ces environnements, la sueur ne s’évapore pas aussi efficacement. Cela limite la capacité des chevaux à se rafraîchir.

Des cas d’anhidrose ont également été signalés pendant les mois plus chauds chez les chevaux vivant dans des climats tempérés. Selon des rapports anecdotiques, les chevaux ayant récemment déménagé d’un climat plus frais vers un climat plus chaud peuvent également être susceptibles de développer la maladie. [4]

Un cheval qui travaille dans des conditions d’humidité et de température dangereuses peut souffrir de stress thermique causée par la chaleur et d’anhidrose. Utilisez notre outil d’indice de chaleur pour vérifier en tant réel s’il est sécuritaire de faire travailler votre cheval à l’endroit où vous vous trouvez.

Dans les cas transitoires, les chevaux reprennent une transpiration normale une fois que la météo se refroidit. Cependant, l’anhidrose peut s’aggraver progressivement et entraîner une dégénérescence progressive des glandes sudoripares, rendant certains chevaux incapables de transpirer normalement à nouveau. [4]

Les chevaux atteints de DPIP peuvent également développer une anhidrose. [5] Le DPIP provoque des modifications au niveau de l’hypothalamus du cerveau du cheval, qui est la structure qui contrôle la thermorégulation (température corporelle). [3]

Prévalence de l’anhidrose

Les chevaux de tout âge, race, sexe et couleur peuvent développer une anhidrose. Des études épidémiologiques estiment que la maladie affecte 2 à 6 % des chevaux. [6][7]

Une grande proportion des cas d’anhidrose sont signalés le long de la côte du golfe des États-Unis. [8]

Dans une étude portant sur 4 620 chevaux dans 500 fermes en Floride, 2 % des chevaux souffraient d’anhidrose. [6] Parmi les fermes étudiées, 11 % ont signalé au moins un cas d’anhidrose.

Les chevaux avec des antécédents familiaux d’anhidrose étaient plus susceptibles de développer la maladie. Les races incluant les Pur-sang et les chevaux à sang chaud étaient les plus fréquemment touchées. [6]

Une étude portant sur 834 Pur-sang dans quatre fermes du centre de la Floride a révélé que 6,12 % étaient atteints de la maladie. [7]

Les chevaux de sport et les poulinières non gestantes étaient le plus souvent touchés par la maladie. Les chevaux adolescents n’étaient pas aussi susceptibles d’être affectés.

La robe et le sexe des chevaux évalués n’étaient pas corrélés à cette pathologie.

Pourquoi la sueur est-elle si importante?

Lorsque les chevaux font de l’exercice, leurs muscles produisent de la chaleur, ce qui élève leur température corporelle centrale.

Cette chaleur est absorbée dans la circulation sanguine puis transférée dans les poumons où une partie est libérée lors de l’expiration. La peau évacue également la chaleur excédentaire du corps. Ces processus sont connus sous le nom de refroidissement par évaporation.

Chez les chevaux en bonne santé qui font de l’exercice, 70 % de la chaleur corporelle est dissipée par la transpiration et 23 % par le refroidissement par évaporation lors de la respiration. [3]

Chez les chevaux ayant des glandes sudoripares fonctionnant normalement, la température corporelle diminue lorsque la chaleur se dissipe par la transpiration.

Cependant, les chevaux atteints d’anhidrose ne peuvent pas refroidir leur corps efficacement. Cela peut faire monter leur température corporelle au-dessus de la normale (supérieure à 37 à 39 degrés Celsius/100 à 102 Fahrenheit) et exposer le cheval à un risque de coup de chaleur.

Anatomie de la glande sudoripare équine

Les chevaux ont environ 810 glandes sudoripares de forme tubulaire par cm sur leur peau. [3]

Equine Sweat Glands

Légende :
Epidermis : Épiderme
Dermis : Derme
Subcutaneous tissue : Tissu sous-cutané
Hair follicle : Follicule pileux
Sweat gland : Glande sudoripare
Sebaceous gland : Glande sébacée
Hair shaft : Tige du poil

Chacune de ces glandes est associée à un follicule pileux et est soit apocrine (sécrète la sueur dans le follicule pileux) soit eccrine (sécrète la sueur directement sur la peau).

Le type prédominant de glandes sudoripares chez les chevaux est apocrine tandis que les humains ont principalement des glandes sudoripares eccrines.

Les glandes sudoripares sont situées près des vaisseaux sanguins et sont abondamment innervées. L’activité des glandes apocrines est influencée par des neurotransmetteurs incluant l’épinéphrine (adrénaline) et la norépinéphrine (noradrénaline).

Lorsque l’hypothalamus du cerveau détecte une augmentation de la température corporelle, il active la production de sueur par des signaux neuronaux. [3]

Les glandes sudoripares produisent de la sueur composée de multiples éléments, incluant: [3]

  • De l’eau
  • Des électrolytes : principalement du sodium potassium et du chlorure avec des quantités moindre de calcium et de magnésium
  • Des protéines : glycoprotéines, tensioactifs et protéines associées aux mécanismes de protection de la peau

Symptômes d’anhidrose

Les signes cliniques courants de l’anhidrose aiguë comprennent :

  • Une transpiration limitée ou absente en réponse aux stimuli
  • Un poil qui reste sec et chaud au toucher après l’exercice
  • Une fréquence respiratoire élevée (tachypnée)
  • Une pression artérielle élevée
  • Une respiration laborieuse
  • Une température rectale élevée
  • Une hyperpnée

Les signes d’anhidrose chronique incluent :

  • Une peau sèche et squameuse
  • Une perte de poils (alopécie) entraînant un aspect inégal du pelage
  • Une perte de poils du visage
  • Une fatigue générale
  • Une perte de poids (anorexie)
  • Une diminution de la consommation d’eau
  • Une mauvaise performance

L’exercice peut augmenter considérablement la température corporelle d’un cheval, mais sa température devrait revenir à la normale dans les 30 minutes suivant l’arrêt de l’exercice.

Il est possible que la température centrale des chevaux atteints d’anhidrose ne revienne pas ou mette plus de temps à revenir à la normale par rapport aux chevaux qui ne souffrent pas de cette maladie.

Certains chevaux atteints d’anhidrose peuvent continuer à transpirer dans des zones spécifiques de leur corps, notamment au niveau de la gorge, sous la crinière, sous la selle ou le licou, ainsi que dans la région de l’aine. Cependant, d’autres zones de leur corps qui produisent normalement de la sueur resteront sèches chez ces chevaux.

Avant l’apparition de l’anhidrose, certains chevaux transpirent abondamment. Chez d’autres chevaux, la réponse de sudation diminue progressivement avec l’apparition et la progression de la maladie.

Causes de l’anhidrose

La raison pour laquelle l’anhidrose se produit chez les chevaux n’est pas encore bien comprise et fait actuellement l’objet d’études. Cependant, on pense que la maladie résulte d’une combinaison de déséquilibres neurologiques et hormonaux qui influencent la fonction des glandes sudoripares. [9]

Plus récemment, une mutation dans un gène codant l’écoulement du potassium dans les glandes sudoripares a été identifiée chez des chevaux ayant des antécédents familiaux d’anhidrose. [12] Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre comment cette découverte peut indiquer une prédisposition génétique à l’anhidrose.

Fonction anormale des glandes sudoripares

La recherche indique que l’anhidrose implique une défaillance progressive du fonctionnement normal des glandes sudoripares. [4] Des changements dans la structure cellulaire des glandes sudoripares ont été observés chez les chevaux atteints d’anhidrose. [10]

Chez les chevaux qui transpirent normalement, les glandes sudoripares sont activées en réponse à des signaux nerveux (neurotransmetteurs). L’anhidrose peut résulter du fait que les glandes sudoripares ne répondent pas correctement à ces signaux.

Les glandes sudoripares peuvent devenir moins réactives en raison d’une surstimulation due à une production excessive de neurotransmetteurs ou d’hormones de stress. [3][6]

Effets secondaires des antibiotiques macrolides

Il a été démontré que les antibiotiques macrolides (utilisés pour traiter les infections à Rhodococcus equi) inhibent la production de sueur chez les poulains et induisent l’anhidrose. [11] Les médicaments de cette classe comprennent :

  • L’érythromycine
  • L’azithromycine
  • La clarithromycine

Certains poulains traités avec l’érythromycine présentent de l’hyperthermie (température corporelle élevée) comme effet secondaire. Ces poulains développent une anhidrose et sont incapables de dissiper la chaleur. Cet effet peut persister pendant au moins 10 jours après le traitement à l’érythromycine et peut être mortel.

On pense que ce mécanisme est lié à l’inhibition de la sécrétion de chlorure. Les antibiotiques macrolides fonctionnent en inhibant la synthèse des protéines dans les bactéries pour tuer ces agents pathogènes. Cependant, ils peuvent également affecter les canaux de chlorure dans les cellules épithéliales, bloquant ainsi la capacité des glandes sudoripares à transporter l’eau et le sel.

Les propriétaires de chevaux doivent être conscients que les poulains traités avec des macrolides sont exposés à l’hyperthermie. Assurez-vous que le cheval a un accès adéquat à des endroits ombragés s’il est à l’extérieur et maintenez un environnement frais à l’intérieur pour prévenir les complications majeures associées à l’anhidrose induite par les médicaments.

Autres causes potentielles

L’hypothyroïdie, de faibles concentrations de chlorure et des niveaux anormalement élevés d’épinéphrine ont également été proposés comme causes potentielles de l’anhidrose.

Ces facteurs peuvent influencer l’activité des glandes sudoripares. [1] Cependant, aucune association directe entre ces observations et le développement de l’anhidrose n’a été prouvée dans des études.

Une diminution de la quantité de chlorure excrétée dans l’urine pendant la miction est une observation courante chez les chevaux atteints d’anhidrose. [7] Des changements au niveau de l’excrétion de chlorure sont généralement une réponse à une carence en chlorure, bien qu’il existe d’autres explications.

Une excrétion réduite de chlorure dans l’urine peut survenir à cause de changements hormonaux liés à l’anhidrose ou chez les chevaux recevant des quantités excessives de bicarbonate de sodium [7][16]

Facteurs de risque

Aucun facteur de risque définitif pour l’anhidrose n’a été identifié autre que l’exposition à des conditions environnementales chaudes et humides et le DPIP.

Les chercheurs étudient actuellement le rôle que la génétique joue dans le développement de la maladie. [13]

Une étude de l’Université de Floride portant sur 200 chevaux a révélé que les chevaux issus de familles ayant des antécédents d’anhidrose étaient plus susceptibles d’être affectés. [13]

Les scientifiques ont découvert un gène qui code pour une partie d’une protéine du canal potassique qui pourrait jouer un rôle dans l’écoulement des glandes sudoripares ainsi que dans le développement de l’anhidrose.

Diagnostic

Consultez votre vétérinaire si vous soupçonnez que votre cheval souffre d’anhidrose. D’autres affections qui produisent des signes similaires – telles que les infections et les maladies respiratoires – doivent être exclues.

Un diagnostic d’anhidrose est généralement posé en se basant sur une évaluation des signes cliniques et un examen physique.

Dans certains cas, un vétérinaire effectuera un test de sudation intradermique à la terbutaline pour quantifier la capacité sudorale (de transpiration) des chevaux soupçonnés d’avoir une anhidrose.

Ce test implique l’administration d’injections de diverses dilutions du médicament terbutaline dans la peau pour favoriser la transpiration dans une zone locale. [12] La terbutaline est un agoniste bêta-2 similaire à l’épinéphrine.

En pressant des tampons absorbants contre la peau, la sueur est collectée sur la zone injectée pendant 30 minutes après l’injection.

Les chevaux dont les glandes sudoripares fonctionnent normalement devraient réagir à toutes les dilutions, tandis que les chevaux souffrant d’anhidrose ne transpireront en réponse à aucun niveau de terbutaline. Les chevaux présentant une anhidrose partielle peuvent réagir à des dilutions plus concentrées mais pas à des solutions plus faibles.

Traitement de l’anhidrose

Il n’existe aucun remède connu pour cette pathologie. Le traitement de l’anhidrose implique des actions d’urgence pour prévenir l’hyperthermie chez les chevaux affectés et des stratégies de gestion à long terme pour aider les chevaux à se remettre de la maladie.

Soins aigus

Lorsqu’un cheval présente des symptômes aigus d’anhidrose, il est essentiel d’abaisser rapidement leur température corporelle pour prévenir un coup de chaleur et un décès potentiel.

Les chevaux affectés doivent être immédiatement déplacés dans un environnement frais. Certaines stratégies pour abaisser la température corporelle incluent :

  • Déplacer le cheval dans des endroits ombragés à l’extérieur
  • Déplacer le cheval dans un box climatisé
  • Utiliser des ventilateurs pour faire circuler l’air sur le cheval
  • Utiliser des ventilateurs brumisateurs pour appliquer de l’eau froide
  • Rincer le cheval avec de l’eau froide
  • Appliquer de l’alcool à friction sur le cheval

Dans certains cas, de la glace peut être utilisée de façon externe ainsi que emballée et insérée dans le rectum afin de refroidir rapidement la température corporelle. Un vétérinaire peut également devoir administrer des fluides refroidis par voie intraveineuse pour garantir que les niveaux d’électrolytes du cheval restent équilibrés.

Récupération et gestion à long terme

Une variété de traitements anecdotiques pour l’anhidrose ont été utilisés avec un succès limité. Certaines de ces stratégies comprennent l’administration d’un supplément d’iode, de sel et de vitamines B.

Une étude a révélé que les suppléments de vitamine E étaient bénéfiques pour certains chevaux atteints d’anhidrose. [14]

Les suppléments contenant l’acide aminé L-tyrosine peuvent fonctionner pour les chevaux présentant des symptômes modérés. Cet acide aminé est impliqué dans la synthèse des catécholamines (y compris l’épinéphrine) et peut influencer la réponse cellulaire à l’épinéphrine dans les glandes sudoripares.

Il convient de noter que des améliorations avec de tels suppléments n’ont été observées qu’après une réduction de l’intensité de l’exercice pendant 3 semaines. On ne sait pas exactement dans quelle mesure l’amélioration peut être attribuée à la réduction de l’exercice. [17]

Les chevaux en convalescence doivent recevoir une généreuse supplémentation en sel. Des nutritionnistes de Mad Barn ont indiqué avoir réussi à inverser des cas d’anhidrose grâce à une supplémentation en sel.

Médicaments

Les traitements médicaux étudiés pour l’anhidrose sont généralement inefficaces. Les traitements qui se sont avérés infructueux comprennent l’administration d’ACTH, d’agonistes alpha-2, de prostaglandines, d’antihistaminiques, de clenbutérol et de méthyldopa. [17]

Le protocole de traitement actuellement accepté pour l’anhidrose se concentre principalement sur le soulagement des symptômes lorsque le temps est chaud et humide.

Gestion

Pour ralentir la progression de l’anhidrose chez votre cheval, envisagez les interventions de gestion suivantes : [15]

  • Déplacer le cheval : si possible, les chevaux affectés doivent être transférés dans un environnement frais pendant 10 à 30 jours. Les chevaux présentant une anhidrose légère à modérée recommencent généralement à transpirer une fois déplacés dans un environnement plus frais.
  • Refroidir l’écurie/le box : s’il n’est pas possible de transporter le cheval dans un endroit plus frais, utilisez des dispositifs de refroidissement, y compris des ventilateurs, des brumisateurs et des climatiseurs pour abaisser la température dans son environnement de vie.
  • Fournir de l’ombre : assurez-vous que les chevaux vivant à l’extérieur ont accès à un abri ou à des arbres qui fournissent de l’ombre.
  • Offrir un apport en électrolytes: l’administration de sodium, de potassium et de chlorure aide à favoriser une hydratation adéquate et un équilibre électrolytique. Le potassium est présent en abondance dans le foin et l’herbe, mais le sodium et le chlorure doivent être supplémentés sous forme de sel ordinaire.

Pronostic

Certains chevaux atteints d’anhidrose recommencent à transpirer pendant les mois d’hiver plus frais ou lorsqu’ils sont déplacés dans un climat plus frais pendant une période de 10 jours ou plus.

Cependant, dans les cas graves, il est possible que ces chevaux ne s’améliore pas malgré une gestion environnementale appropriée.

Prévention

Il n’est peut-être pas possible de prévenir complètement l’anhidrose si le cheval se trouve dans un environnement chaud et humide. Cependant, il existe des mesures que vous pouvez prendre pour atténuer les signes cliniques de cette maladie et réduire le risque de récidive.

Des rapports anecdotiques suggèrent que les chevaux ayant déjà souffert d’anhidrose peuvent éviter les récidives s’ils sont hébergés dans des environnements frais (c’est-à-dire un box climatisé) même s’ils vivent dans des conditions chaudes et humides. [17]

Les pratiques de gestion suivantes peuvent aider à atténuer les signes d’anhidrose chez les chevaux :

  • Éviter l’exercice par temps chaud : ne faites pas faire de l’exercice aux chevaux atteints d’anhidrose pendant les périodes les plus chaudes de la journée et évitez l’entraînement par temps chaud. Limitez l’activité physique aux matins ou aux soirées fraîches. Si vous n’êtes pas certain que les conditions météorologiques soient sûres pour faire faire de l’exercice à votre cheval, vérifiez l’indice de chaleur avant de monter.
  • Maintenir le niveau de forme physique : un surpoids et un exercice intense peuvent contribuer au développement de l’anhidrose. Maintenez votre cheval à un poids corporel sain et adaptez son programme d’entraînement à son niveau de condition physique.
  • Ajouter un supplément en électrolytes : l’augmentation de l’apport en sodium et en chlorure peut soutenir la santé générale et encourager l’hydratation. Un cheval moyen de 500 kg (1 100 lb) devrait recevoir 2 oz (30 g) de sel par jour par temps chaud, plus une once supplémentaire pour chaque heure pendant laquelle il fait de l’exercice.
  • Fournir de l’eau fraîche : les chevaux ont besoin d’avoir un accès à de l’eau potable fraîche et propre en tout temps pour maintenir une hydratation adéquate. L’eau est cruciale pour aider les chevaux à maintenir leur température corporelle (thermorégulation).
  • Restreindre l’exposition à la chaleur : gardez les chevaux sujets à l’anhidrose au box ou dans un enclos ombragé pendant les périodes les plus chaudes de la journée.
  • Sortir les chevaux dans des zones dotées de sources d’eau naturelles : certains chevaux se rafraîchiront dans les étangs ou les ruisseaux situés dans leurs pâturages.

Malheureusement, les causes de l’anhidrose ne sont pas bien comprises et les options de traitement sont limitées. Il n’existe aucun moyen de guérir la maladie, mais les symptômes peuvent être soulagés en gardant le cheval dans un environnement frais et en évitant les activités qui contribuent au stress thermique.

Les pratiques de gestion qui aident le cheval à dissiper la chaleur demeurent le meilleur moyen de prévenir un coup de chaleur et d’autres complications.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur l’anhidrose équine :

Résumé

L’anhidrose équine est une affection dans laquelle les chevaux perdent la capacité de transpirer, ce qui rend difficile la régulation de la température corporelle. Elle est fréquente dans les climats chauds et humides et peut entraîner un coup de chaleur ou des dommages permanents aux glandes sudoripares. L’affection peut être liée à des facteurs hormonaux ou neurologiques et peut être associée au dysfonctionnement de la pars intermedia hypophysaire (PPID). La prise en charge consiste à prévenir la surchauffe et à traiter les causes sous-jacentes comme le PPID, mais il n’existe aucun remède connu.

  • L’anhidrose altère la capacité d’un cheval à transpirer, ce qui affecte la régulation de la température
  • L’affection est plus fréquente dans les climats chauds et humides, mais peut survenir dans des régions tempérées
  • Les chevaux atteints de PPID peuvent développer une anhidrose en raison de déséquilibres hormonaux
  • Les symptômes comprennent un pelage sec et chaud, une température élevée et une respiration laborieuse après l’exercice
  • Il n’existe aucun remède, mais la gestion de l’environnement peut aider, notamment en déménageant vers des climats plus frais
  • Les suppléments et la gestion des électrolytes peuvent favoriser la récupération dans certains cas
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Références

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  2. Warner, A. et al. Equine anhidrosis: a review of pathophysiologic mechanisms. Review Vet Res Commun. 1983. View Summary
  3. Jenkinson, D.M. et al. Equine sweating and anhidrosis Part 1--equine sweating. Review Vet Dermatol. 2006.View Summary
  4. Jenkinson DM et al. Ultrastructural variations in the sweat glands of anhidrotic horses. Equine Vet J. 1985. View Summary
  5. Oke, S., Fact Sheet: Pituitary Pars Intermedia Dysfunction (PPID). The Horse. 2023.
  6. Johnson, E.B. et al. An epidemiologic study of anhidrosis in horses in Florida. J Am Vet Med Assoc. 2010. View Summary
  7. Mayhew, I.G. et al. Clinical, clinicopathologic, and epidemiologic features of anhidrosis in central Florida Thoroughbred horses. J Vet Intern Med. 1987.
  8. Warner AE et al. Equine anhidrosis: a survey of affected horses in Florida. Journal of the American Veterinary Medical Association. 1982. View Summary
  9. Wilson, D. et al. A preliminary study of the short circuit current (Isc) responses of sweat gland cells from normal and anhidrotic horses to purinergic and adrenergic agonists. Vet Dermatol. 2007.View Summary
  10. Bovell, D. Immunolocalization of aquaporin-5 expression in sweat gland cells from normal and anhidrotic horses. Vet Dermatol. 2006. View Summary
  11. Stieler, A.L. et al. Effects of clarithromycin, azithromycin and rifampicin on terbutaline-induced sweating in foals. Equine Vet J. 2017. View Summary
  12. MacKay, R.J. Quantitative intradermal terbutaline sweat test in horses. Equine Vet J. 2008.View Summary
  13. Rosa, Laura P. et al. Genomic Association of Chronic Idiopathic Anhidrosis to a Potassium Channel Subunit in a Large Animal Model. Journal of Investigative Dermatology. 2021. View Summary
  14. Marsh JH. Treatment of ‘dry coat’ in thoroughbreds with vitamin E. Vet Rec. 1961.
  15. Jenkinson, D.M. Effects of season and lower ambient temperature on the structure of the sweat glands in anhidrotic horses. Equine Vet J. 1989. View Summary
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  17. Hubert, J.D. et al. Equine Anhidrosis. Vet Clin North Am Equine Pract. 2002. View Summary
  18. Golden, V. et al. Equine Response to Environmental Factors: A Literature Review and Recommendations for Design and Environmental Modification. ASEP Conference. 2000.