Les anesthésiques locaux comptent parmi les médicaments les plus couramment utilisés en médecine vétérinaire équine. Ces médicaments bloquent temporairement la conduction nerveuse, empêchant les signaux de douleur de se rendre d’une région précise du corps jusqu’au cerveau.

En procurant un soulagement ciblé de la douleur sans provoquer de perte de conscience, les anesthésiques locaux permettent aux vétérinaires d’effectuer de nombreuses interventions diagnostiques et thérapeutiques de façon sécuritaire et efficace.

Chez les chevaux, les anesthésiques locaux sont utilisés pour de nombreuses interventions, allant de la réparation courante des plaies et des soins dentaires aux chirurgies complexes et aux examens de boiterie. Plusieurs anesthésiques locaux peuvent être utilisés chez le cheval, notamment la lidocaïne, la mépivacaïne et la bupivacaïne. Les vétérinaires choisissent le médicament le plus approprié selon l’intervention, la durée souhaitée du contrôle de la douleur et les besoins propres au cheval.

Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur les anesthésiques locaux les plus couramment utilisés chez les chevaux, leurs applications cliniques, les considérations de sécurité et la réglementation encadrant leur utilisation chez les chevaux de compétition.

Cet article est fourni à des fins éducatives seulement. Les renseignements présentés ici ne remplacent pas les conseils d’un vétérinaire.

Anesthésiques locaux pour chevaux

Les anesthésiques locaux sont une catégorie de médicaments utilisés pour bloquer temporairement la douleur et les sensations dans une région précise du corps. Ils sont couramment employés en pratique équine pour les petites interventions chirurgicales, la réparation des plaies, le diagnostic des boiteries, les blocs nerveux et articulaires, les interventions dentaires et d’autres procédures nécessitant une anesthésie localisée.

Ces médicaments agissent en interrompant la transmission des signaux nerveux près du site traité. Lorsque le nerf ne peut plus transmettre normalement les signaux de douleur, la région devient insensible tandis que le reste du cheval demeure éveillé et réactif. Selon l’intervention, les anesthésiques locaux peuvent être utilisés seuls ou avec une sédation, une contention ou d’autres stratégies de gestion de la douleur.

Il existe différents anesthésiques locaux, chacun ayant une durée d’action et un délai d’apparition de l’insensibilité différents.

Cela permet aux vétérinaires de choisir l’anesthésique le plus approprié selon la région traitée, la durée prévue de l’intervention, le besoin de précision diagnostique et l’état général du cheval. Certains anesthésiques locaux peuvent produire une insensibilité pendant 12 heures ou plus. [1]

Tableau 1. Caractéristiques cliniques des anesthésiques locaux utilisés en médecine équine [2]

Anesthésique local Délai d’action Durée de l’anesthésie
Lidocaïne 5 – 10 minutes 60 – 90 minutes
Mépivacaïne 5 – 10 minutes 120 – 180 minutes
Bupivacaïne 10 – 30 minutes 240 – 480 minutes
Ropivacaïne 10 – 30 minutes 240 – 480 minutes

 

Les anesthésiques à courte durée d’action, comme la lidocaïne, sont souvent utiles lorsqu’un effet rapide est important et qu’une anesthésie prolongée n’est pas nécessaire. Les options à plus longue durée d’action, comme la bupivacaïne ou la ropivacaïne, peuvent être choisies lorsqu’un soulagement prolongé de la douleur est requis après une intervention.

La mépivacaïne est couramment utilisée lors des examens diagnostiques de boiterie, car son effet apparaît assez rapidement et sa durée d’action est intermédiaire.

Le choix de l’anesthésique local dépend aussi de considérations de sécurité. La dose, le site d’injection, l’état des tissus, la proximité des nerfs ou des vaisseaux sanguins et l’état de santé du cheval peuvent tous influencer son utilisation.

Les anesthésiques locaux sont des médicaments sur ordonnance qui ne peuvent être légalement obtenus et administrés que sous la supervision d’un vétérinaire autorisé.

  illustration de la molécule de lidocaïne

Formes offertes

Les anesthésiques locaux peuvent être appliqués par voie topique (à la surface d’un tissu) ou injectés par voie sous-cutanée (sous la peau). [1] Les formes topiques sont généralement des liquides, timbres, onguents, gels, vaporisateurs ou crèmes, selon le tissu traité. [2][3] Les formes injectables sont offertes sous forme de solutions liquides stériles.

Les anesthésiques locaux les plus couramment utilisés en pratique équine sont : [2][3]

  • Lidocaïne (Lignocaine®, Xylocaine®, Akten®)
  • Mépivacaïne (Carbocaine®, Intra-Epicaine®, Vetacaine®)
  • Bupivacaïne (Marcaine®)
  • Ropivacaïne (Naropin®)

Classe de médicaments : anesthésiques locaux

Les anesthésiques locaux sont des médicaments qui bloquent temporairement la sensibilité dans une région précise du corps. Chez les chevaux, ils procurent un contrôle localisé de la douleur lors d’interventions comme la réparation de plaies, les chirurgies mineures, les soins dentaires, les blocs nerveux et articulaires et les examens diagnostiques de boiterie.

Contrairement aux anesthésiques généraux, les anesthésiques locaux ne rendent pas le cheval inconscient. Ils empêchent plutôt la douleur ou les sensations d’être transmises de la région traitée au cerveau. Selon la situation, ils peuvent être utilisés seuls ou avec une sédation, une contention physique, des anti-inflammatoires ou d’autres stratégies de gestion de la douleur. [2]

Comme les anesthésiques locaux peuvent affecter les nerfs, les muscles, le système cardiovasculaire et le système nerveux central s’ils sont mal utilisés ou absorbés en quantité excessive, ils doivent être dosés et administrés avec soin par un vétérinaire.

Mécanisme d’action

Les anesthésiques locaux agissent surtout en bloquant la transmission nerveuse. [1][2] Lorsqu’un stimulus, comme la douleur, le toucher ou la température, est appliqué à un tissu, les nerfs s’activent pour signaler au cerveau qu’une sensation se produit. Pendant cette activation, les canaux sodiques s’ouvrent et permettent au sodium d’entrer dans la cellule nerveuse, produisant un signal électrique.

Les anesthésiques locaux se lient aux canaux sodiques et réduisent le déplacement du sodium, empêchant le déclenchement du signal électrique. Sans activation nerveuse, aucun signal n’indique au cerveau qu’une sensation ou une douleur s’est produite. [2]

Les anesthésiques locaux peuvent aussi affecter le système nerveux central (SNC). En inhibant la transmission nerveuse dans la moelle épinière, les signaux de douleur ou de sensation n’atteignent jamais le cerveau. L’animal ne ressent donc pas la sensation, même si les nerfs de la région touchée s’activent normalement. [2]

Il existe deux grands types de fibres nerveuses dans les tissus : les fibres sensitives et motrices. Les fibres sensitives détectent les changements de température, la douleur et le toucher. Les fibres motrices fournissent des renseignements sur la proprioception (orientation de l’animal dans son environnement) et stimulent les muscles et autres tissus à se contracter, produisant un mouvement. Après l’application d’un anesthésique local, les deux types de fibres peuvent être touchés. [2]

En général, les fibres sensitives sont engourdies en premier, ce qui permet aux vétérinaires d’effectuer des procédures douloureuses sur une région précise. Avec plus de temps ou un volume plus élevé d’anesthésique local, la fonction motrice est aussi touchée. [2] Cela détend les tissus et facilite leur manipulation par le vétérinaire. Par exemple, un vétérinaire peut effectuer un bloc moteur des paupières afin de faciliter une procédure nécessitant que l’œil du cheval reste ouvert.

Utilisations chez les chevaux

Les anesthésiques locaux sont utilisés pour diverses procédures en médecine vétérinaire lorsqu’un soulagement de la douleur et un engourdissement sont souhaités.

Les utilisations courantes chez les chevaux comprennent : [2]

  • Injection autour d’un nerf précis pour engourdir la région ou réduire les mouvements musculaires. Ce type d’administration est couramment utilisé lors des examens de boiterie, des procédures dentaires et des procédures oculaires.
  • Injection dans une articulation lors d’un examen de boiterie ou pour réduire la douleur après une intervention chirurgicale.
  • Injection épidurale pour réduire les efforts de poussée et la douleur lors de procédures obstétricales comme la dystocie (difficulté à mettre bas).
  • Infiltration locale des tissus pour faciliter le traitement des plaies ou des blessures.
  • Application topique sur la peau pour réduire la réaction aux aiguilles ou à d’autres procédures.
  • Application topique sur l’œil pour faciliter les procédures oculaires ou réduire la douleur.

Pour la plupart des procédures, la lidocaïne et la mépivacaïne sont les anesthésiques locaux privilégiés en raison de leur action rapide. Elles sont couramment utilisées pour les blocs nerveux, l’infiltration des tissus et les épidurales. La bupivacaïne et la ropivacaïne sont plus souvent utilisées lorsque la durée d’action doit être prolongée, notamment pendant les chirurgies. [2]

La lidocaïne peut aussi être administrée par voie intraveineuse (dans une veine) pour traiter des affections comme les arythmies cardiaques et une faible motilité intestinale. [2] Elle peut aussi réduire la quantité d’autres médicaments d’anesthésie générale requise pendant les interventions chirurgicales. [2]

Voies d’administration

Les vétérinaires injectent généralement les anesthésiques locaux dans le tissu ciblé afin d’assurer un effet maximal sur les fibres nerveuses sensitives et motrices. Ces injections sont habituellement sous-cutanées (sous la peau), ce qui permet au liquide injecté d’enrober le nerf et de l’engourdir complètement. Cette méthode d’administration est utilisée pour le traitement des plaies, les examens de boiterie, les chirurgies sur cheval debout et d’autres procédures. [2]

De même, les vétérinaires peuvent injecter des anesthésiques locaux par voie épidurale. Les injections épidurales administrent l’anesthésique autour de la moelle épinière afin d’insensibiliser les principaux nerfs à leur source. [2]

Les épidurales sont surtout utilisées lors de procédures obstétricales, notamment pendant un poulinage difficile, puisqu’elles empêchent la jument de contracter ses muscles contre les manipulations du vétérinaire. Dans certains cas, les vétérinaires peuvent recourir à une épidurale pour une palpation rectale si le cheval pousse fortement pendant la procédure.

Dans certains cas, des onguents, crèmes ou lotions topiques peuvent servir à insensibiliser de petites zones de peau lors de procédures comme les injections. Cela peut réduire la réaction du cheval à la procédure, diminuer son stress et améliorer la sécurité des manipulateurs.

Des préparations topiques peuvent aussi être appliquées à la surface de l’œil afin d’en faciliter la manipulation.

Appliquez uniquement des préparations topiques conçues pour un usage ophtalmique (oculaire) dans les yeux de votre cheval. N’appliquez pas d’onguents cutanés ni d’autres préparations non ophtalmiques sur le globe oculaire.

Posologie

La dose d’anesthésique local utilisée dépend de plusieurs facteurs, notamment : [2]

  • Zone à insensibiliser
  • Type d’anesthésique local
  • Forme utilisée (injectable, crème, etc.)
  • Nécessité de réduire la douleur/sensation ou la fonction motrice
  • Dose toxique de l’anesthésique local utilisé

Avant d’effectuer une procédure, le vétérinaire calcule la quantité maximale de médicament pouvant être administrée au cheval sans provoquer d’intoxication.

Si la dose calculée est insuffisante pour la procédure souhaitée, il peut choisir un autre anesthésique local offrant une meilleure marge de sécurité. Parmi les principaux anesthésiques locaux, la bupivacaïne présente la dose toxique la plus faible, soit environ 2 mg/kg de poids corporel. [2]

En général, les vétérinaires utilisent la plus petite quantité possible d’anesthésique local pour obtenir l’effet recherché. La plupart des blocs nerveux utilisent moins de 20 mL, soit 400 mg. [2] Toutefois, si plusieurs zones doivent être insensibilisées, comme lors d’un examen de boiterie, le volume total d’anesthésique local peut augmenter rapidement et exposer le cheval à un risque d’intoxication.

La posologie des médicaments doit être déterminée par un vétérinaire autorisé en fonction de l’état de chaque cheval. Une dose incorrecte peut causer de graves dommages. Suivez toujours exactement les directives de l’étiquette et ne modifiez jamais une dose sans l’avis d’un professionnel.

Entreposage

Les anesthésiques locaux doivent être conservés à température ambiante. Évitez de les congeler. [3] Suivez toujours les directives d’entreposage sur l’étiquette et gardez-les hors de la portée des enfants et des animaux.

Mises en garde et précautions

Comme les anesthésiques locaux ne sont pas administrés par voie systémique (dans tout le corps), ce sont des médicaments sûrs présentant un risque minimal d’effets secondaires.

Surveillance

Les exigences de surveillance sont limitées avec les anesthésiques locaux. Les vétérinaires vérifient si l’insensibilisation des tissus est adéquate en touchant la zone avec un objet non pointu, comme un stylo, avant de commencer l’intervention requise.

Si le cheval réagit, les fibres sensorielles ne sont pas suffisamment insensibilisées et le cheval peut ressentir les stimuli douloureux. Dans ce cas, le vétérinaire peut attendre plus longtemps pour que l’anesthésique agisse sur davantage de fibres ou administrer une dose supplémentaire d’anesthésique local. Lors d’interventions où l’anesthésique local sert à réduire les mouvements musculaires, la paralysie ou la perte de fonction du tissu indique un bloc efficace. [3]

Pendant l’intervention, le vétérinaire continue de surveiller le cheval afin de déceler toute réaction aux stimuli douloureux. Si le cheval réagit, il peut administrer davantage d’anesthésique local pour améliorer la qualité du bloc.

Contre-indications

Les contre-indications désignent les situations où un médicament doit être évité ou utilisé avec prudence.

Les anesthésiques locaux ne doivent pas être administrés aux animaux ayant des antécédents d’hypersensibilité à ces médicaments.

L’administration systémique accidentelle d’anesthésiques locaux peut causer de graves effets secondaires chez les animaux présentant des problèmes de santé sous-jacents, notamment : [3]

  • Maladie du foie ou des reins
  • Arythmies cardiaques
  • Maladie cardiaque affectant la fonction et la contractilité du cœur

Pour éviter une administration systémique, les vétérinaires tirent sur le piston de la seringue avant l’injection afin de vérifier que l’aiguille ne se trouve pas dans un vaisseau sanguin.

Effets secondaires

Les anesthésiques locaux présentent un risque minimal d’effets secondaires lorsqu’ils sont administrés correctement. Dans de rares cas, ils peuvent pénétrer dans la circulation sanguine si un vaisseau est perforé pendant l’administration. Les effets secondaires sont alors plus probables, puisque le médicament se distribue dans tout l’organisme de l’animal. [3]

Les effets secondaires possibles d’une administration systémique d’anesthésiques locaux comprennent : [3]

Toxicité aiguë (surdose)

Une intoxication aux anesthésiques locaux est plus susceptible de survenir après une administration accidentelle dans un vaisseau sanguin. Elle touche généralement le cœur, causant des arythmies cardiaques et pouvant entraîner un arrêt cardiaque. Elle peut aussi provoquer une hypotension (baisse de la pression artérielle), susceptible d’entraîner un collapsus. [3]

Les traitements d’un surdosage d’anesthésique local peuvent comprendre : [3]

  • Oxygène d’appoint
  • Médicaments pour réduire l’activité convulsive
  • Fluidothérapie
  • Médicaments pour augmenter la pression artérielle
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Interactions médicamenteuses

Les interactions médicamenteuses après l’utilisation sous-cutanée ou topique d’un anesthésique local sont peu probables, puisque le médicament n’est pas administré par voie systémique (dans tout l’organisme). [3] Lors d’une injection sous-cutanée, le médicament peut rarement pénétrer dans la circulation sanguine si l’aiguille entre dans un vaisseau pendant l’administration. Dans ces cas, des interactions médicamenteuses peuvent survenir.

Le type de complication dépend du médicament avec lequel l’anesthésique local interagit. Les interactions attendues comprennent : [3]

  • Agonistes adrénergiques alpha-2 : Des médicaments comme la dexmédétomidine ou la xylazine peuvent augmenter le risque d’ataxie.
  • Médicaments antiarythmiques : Le propranolol ou la quinidine, par exemple, peuvent augmenter le risque d’hypotension ou d’arythmie.
  • Cimétidine : Peut augmenter l’effet de la lidocaïne.
  • Kétamine : Peut augmenter le risque d’ataxie.
Si une interaction médicamenteuse n’est pas indiquée par le fabricant, cela ne signifie pas qu’elle n’existe pas. Informez toujours votre vétérinaire de tous les médicaments et suppléments que votre cheval a reçus avant de commencer un traitement avec un nouveau médicament.

Statut réglementaire et considérations juridiques

De nombreuses formulations de lidocaïne homologuées pour les chevaux sont approuvées par Santé Canada et la FDA. [4][5] Une formulation de mépivacaïne homologuée pour les chevaux est également disponible. [4][5] Les vétérinaires peuvent utiliser ces produits conformément à l’étiquette, soit de la façon testée et approuvée par la société pharmaceutique.

Pour la ropivacaïne et la bupivacaïne, les vétérinaires utilisent des formulations destinées aux humains hors indication. Cela signifie que la société pharmaceutique n’a pas testé le médicament pour son utilisation chez les chevaux. Les vétérinaires peuvent néanmoins l’utiliser de façon sécuritaire en s’appuyant sur leur expérience et les données scientifiques.

Toutefois, la société pharmaceutique pourrait ne pas garantir le médicament en cas de réactions indésirables ou d’effets secondaires, puisqu’elle n’a pas confirmé son innocuité pour cet usage par ses propres essais.

Statut en compétition

Pour la plupart des organismes régissant les sports équestres, les anesthésiques locaux comme la lidocaïne sont réglementés, car ils peuvent réduire la sensation de douleur et potentiellement masquer une boiterie ou une blessure. L’utilisation de la lidocaïne et d’agents similaires est généralement interdite en compétition lorsqu’ils sont administrés d’une façon pouvant influencer la performance, l’évaluation du bien-être ou les inspections vétérinaires.

Toutefois, ces médicaments peuvent être permis à des fins thérapeutiques légitimes hors compétition, à condition de respecter les délais de retrait appropriés.

Les temps de détection et les règlements varient selon les organismes, notamment la Fédération Équestre Internationale (FEI), les fédérations nationales et les autorités de courses, qui tiennent chacune leurs propres listes de substances interdites et programmes de contrôle des médicaments.

Les propriétaires de chevaux devraient consulter les règlements de compétition et les directives sur les médicaments en vigueur avant d’administrer des anesthésiques locaux à des chevaux susceptibles de participer à des compétitions. Cela aide à respecter les règlements antidopage tout en protégeant le bien-être du cheval et en maintenant une compétition équitable.

Foire aux questions

Voici quelques questions fréquemment posées sur les anesthésiques locaux chez les chevaux :

Résumé

Les anesthésiques locaux sont des médicaments sur ordonnance utilisés chez les chevaux pour insensibiliser certains tissus, réduire la douleur et faciliter des procédures diagnostiques ou thérapeutiques sans provoquer de perte de conscience. Les vétérinaires choisissent le médicament et la voie d’administration selon la procédure, la durée d’action souhaitée, les considérations de sécurité et les règlements de compétition.

  • Les anesthésiques locaux bloquent les signaux nerveux afin que la douleur et les sensations ne se transmettent pas normalement depuis la zone traitée
  • La lidocaïne et la mépivacaïne sont souvent utilisées lorsqu’un effet rapide est requis pour une procédure ou un diagnostic de boiterie
  • La bupivacaïne et la ropivacaïne procurent une insensibilisation plus prolongée et peuvent être utilisées lorsqu’un soulagement durable de la douleur est nécessaire
  • Ces médicaments peuvent être appliqués localement ou administrés par injection pour des blocs nerveux, des blocs articulaires, des péridurales ou une infiltration des tissus
  • Les effets secondaires sont rares lorsque les anesthésiques locaux sont utilisés correctement, mais un surdosage ou un passage accidentel dans le sang peut causer des réactions graves
  • Chez les chevaux de compétition, il faut porter une attention particulière aux règlements en vigueur sur les médicaments, aux délais de détection et aux périodes de retrait
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Références

  1. Garmon. E. H. et al. Topical, Local, and Regional Anesthesia and Anesthetics. StatPearls. StatPearls Publishing, Treasure Island (FL). 2026.
  2. Doherty. T. et al. Eds. Manual of Equine Anesthesia and Analgesia. 1st ed. Wiley. 2022.
  3. Plumb. D. C. Veterinary Drug Handbook. Pocket 7. ed. Wiley Blackwell, Ames, Iowas. 2011.
  4. Drug Product Database. Health Canada.
  5. Animal Drugs @ FDA. Food and Drug Administration.