Le système squelettique du cheval est composé de plus de 200 os reliés par des tendons, des ligaments et du cartilage. Les articulations sont les structures anatomiques où deux os ou plus se rejoignent.
Les articulations facilitent le mouvement du cheval, lui offrent de la souplesse et permettent des fonctions clés telles la marche, la course, les sauts et les virages. Elles aident aussi à la répartition du poids et à l’absorption des chocs pour protéger les os lors des mouvements.
Cependant, les articulations dans le corps d’un cheval sont sujettes aux blessures et aux maladies. Les chevaux de sport sont les plus à risque de problèmes articulaires, mais tous les chevaux sont à risque en raison de leur grande taille et de leur mode de vie actif.
Les propriétaires de chevaux devraient avoir une compréhension de base de la structure et de la fonction des articulations équines, ainsi que des pathologies articulaires courantes chez les chevaux, afin de pouvoir prendre des décisions de gestion et de soins médicaux appropriées lorsque des problèmes surviennent.
Anatomie des articulations équines
Les articulations sont des structures complexes où deux os ou plus se rencontrent, permettant le mouvement et fournissant de la stabilité. Chaque articulation a son propre approvisionnement en sang, ses propres nerfs et est soutenue par des muscles qui contribuent à sa stabilité. [1]
Les tissus conjonctifs jouent un rôle crucial dans la fonction et la structure des articulations. Divers types de tissus conjonctifs, tels que les tendons, les ligaments, le cartilage et la capsule articulaire, travaillent ensemble pour assurer le bon fonctionnement et la stabilité sous la pression des mouvements et des activités impliquant la charge du poids corporel du cheval.
Un bon fonctionnement articulaire est essentiel pour la performance et le bien-être général d’un cheval. Pour mieux comprendre la santé des articulations, les propriétaires et les soigneurs de chevaux devraient se familiariser avec les principaux termes anatomiques liés aux articulations. [2][3][4]
- Bourse : petite poche remplie de liquide entre un tendon et un os qui réduit la friction autour de l’articulation.
- Gaine tendineuse : sac de tissu conjonctif similaire à une bourse, mais plus petit. Enveloppe un tendon musculaire aux endroits où le tendon traverse l’articulation et contient un liquide lubrifiant pour permettre un mouvement fluide.
- Capsule articulaire : enveloppe en forme de sac qui forme une gaine autour d’une articulation synoviale, renfermant sa cavité. La capsule articulaire assure une stabilité à la surface de l’articulation et est également une source importante de terminaisons nerveuses qui jouent un rôle dans la douleur articulaire.
- Cartilage articulaire : revêtement lisse de l’articulation qui facilite le mouvement et la mobilité. Le cartilage articulaire empêche également les dommages aux tissus osseux sous-jacents.
- Synoviale/membrane synoviale : revêtement de 1 à 3 cellules d’épaisseur de la capsule articulaire qui recouvre toutes les surfaces articulaires à l’exception du cartilage articulaire. C’est là que le liquide synovial est produit.
- Liquide synovial : liquide épais sécrété par la membrane synoviale et présent dans la cavité articulaire (espace entre les os) qui lubrifie les articulations et réduit la friction. Le liquide synovial fournit également de la nourriture au cartilage articulaire vue l’absence de vaisseaux sanguins dans cette zone.
- Cartilage hyalin : cartilage translucide présent sur de nombreuses surfaces articulaires.
- Ligaments : bandes solides de tissu conjonctif qui maintiennent les os ensemble dans une articulation. Certains ligaments maintiennent également les organes en place.
- Tendons : bandes solides et flexibles de tissu qui relient le muscle à l’os.
- Fibrocartilage : type de tissu transitoire qui est un mélange entre le cartilage hyalin et le tissu conjonctif fibreux dense. On le retrouve principalement dans les disques de la colonne vertébrale et à l’insertion des ligaments et des tendons.
Types d’articulations équines
Les chevaux ont plusieurs types d’articulations dans leur corps, chacune comportant différents types de tissus conjonctifs et permettant des degrés de mouvement variables, ou, dans certains cas, aucun mouvement.
Les types d’articulations comprennent les articulations fibreuses, cartilagineuses et synoviales.
Articulations fibreuses
Les articulations fibreuses sont des articulations fixes où le tissu conjonctif fibreux maintient deux os ensemble. Elles sont généralement immobiles et ne contiennent pas de cavité articulaire.
Les articulations fibreuses peuvent être classées en sous-types : [1]
- Les sutures : articulations présentes uniquement dans le crâne. Les sutures sont légèrement mobiles à la naissance pour permettre le passage de la tête du fœtus à travers le canal génital et elles restent ouvertes jusqu’à ce que le cerveau atteigne sa pleine taille. Par la suite, les sutures fusionnent et deviennent immobiles.
- Les gomphoses : articulations immobiles entre les dents et leurs alvéoles dans la mâchoire inférieure et supérieure.
- Les syndesmoses : articulations légèrement mobiles qui maintiennent l’union entre les os longs, notamment l’humérus, le radius, le troisième métacarpien, le fémur, le tibia et le troisième métatarsien.
Articulations cartilagineuses
Les articulations cartilagineuses sont légèrement mobiles ou immobiles et sont unies par du fibrocartilage, du cartilage hyalin ou les deux. Les articulations cartilagineuses sont classées en deux catégories : primaires ou secondaires, selon le type de cartilage impliqué. [1]
Les articulations cartilagineuses primaires, également appelées synchondroses, contiennent uniquement du cartilage hyalin et peuvent être temporaires ou permanentes. Un exemple temporaire est la plaque de croissance, qui permet l’allongement des os pendant le développement. À l’inverse, les synchondroses permanentes conservent leur cartilage hyalin et ne s’ossifient pas ; les articulations entre les côtes en sont un exemple. [1]
Les articulations cartilagineuses secondaires, appelées symphyses, sont composées de fibrocartilage épais et solide. Des exemples de symphyses incluent la symphyse pubienne chez les femelles et les disques intervertébraux entre les vertèbres. Ces articulations offrent à la fois stabilité et flexibilité. [1]
Articulations synoviales
Les articulations synoviales sont le type d’articulation le plus courant dans le corps du cheval et le plus sujet aux blessures ou aux maladies. [1]
Les articulations synoviales sont constituées de deux extrémités osseuses recouvertes de cartilage articulaire, ce qui permet un mouvement fluide. Leur caractéristique principale est la présence d’une cavité articulaire, entourée d’une capsule articulaire. Cette capsule est tapissée d’une fine membrane synoviale dont les cellules sécrètent du liquide synovial pour lubrifier l’articulation et réduire la friction pendant le mouvement. [2]
Les os dans une articulation synoviale sont reliés par des ligaments, qui peuvent être classés comme extrinsèques ou intrinsèques. [2]
- Les ligaments extrinsèques sont situés à l’extérieur de la capsule articulaire.
- Les ligaments intrinsèques sont fusionnés ou incorporés dans la paroi de la capsule articulaire.
Ces ligaments aident à stabiliser l’articulation et à contrôler son amplitude de mouvement.
La plupart des articulations synoviales reçoivent également un soutien supplémentaire des muscles et des tendons qui travaillent à travers l’articulation pour améliorer la stabilité et le mouvement.
Certaines articulations synoviales comportent une structure fibrocartilagineuse entre les os articulés, soit sous forme de disques articulaires, qui sont petits et de forme ovale, soit sous forme de ménisque, qui est plus grand et en forme de C. Ces structures aident à améliorer la stabilité de l’articulation et l’absorption des chocs. [2]
L’amplitude de mouvement dans les articulations synoviales varie et les différents sous-types sont basés sur les types de mouvements qu’elles permettent. Ceux-ci incluent : [1][2]
- Les articulations à charnière : formées là où une extrémité convexe d’un os rencontre l’extrémité concave d’un autre, permettant un mouvement le long d’un seul axe. L’articulation du boulet en est un exemple.
- Les articulations planes : impliquent deux os plats de taille similaire, permettant un mouvement de glissement dans plusieurs directions. Des exemples incluent les articulations intercarpiennes (genou) et intertarsiennes (jarret).
- Les articulations pivots : comportent une partie arrondie d’un os entourée par un autre os et un ligament, permettant un mouvement de rotation autour d’un axe. L’articulation atlanto-axiale entre la première et la deuxième vertèbre cervicale en est un exemple.
- Les articulations sphéroïdes : composées d’une tête osseuse arrondie s’adaptant à une partie concave, permettant un mouvement dans plusieurs directions, y compris la flexion, l’extension, l’abduction, l’adduction et la rotation. Des exemples incluent les articulations de la hanche et de l’épaule du cheval.
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Articulations des membres équins
Les articulations des membres d’un cheval sont particulièrement susceptibles aux blessures ou aux maladies, ce qui entraîne souvent une boiterie. Cela est dû au fait que les membres subissent une contrainte importante, notamment chez les chevaux impliqués dans le travail ou la compétition. [3]
Il est essentiel que les propriétaires et les soigneurs comprennent la structure et la fonction de ces articulations des membres afin de prendre des décisions éclairées lors de la prise en charge de la boiterie ou d’autres préoccupations liées à la performance.
Boulet
L’articulation du boulet se situe où l’os du canon, les os sésamoïdes proximaux et la première phalange (os long du paturon) se rejoignent. Elle est présente dans les membres antérieurs et postérieurs du cheval. [5]
L’articulation du boulet sert d’amortisseur et joue un rôle clé dans la capacité du cheval à marcher, trotter et galoper. Elle permet la flexion et l’extension dans le membre inférieur, supportant un poids et un impact considérables lors des mouvements, en particulier chez les chevaux de performance.
De toutes les articulations du cheval, le boulet est le plus sujet aux blessures. [3]
Carpe (genou)
Le carpe, communément appelé genou, est situé sur les membres antérieurs et se compose de trois articulations distinctes : [6]
- Articulation antebrachiocarpienne (radiocarpienne) : cette articulation relie les os de l’avant-bras (radius et ulna) à la première rangée des os du carpe (poignet). Elle a une grande amplitude de mouvement, permettant une flexion et une extension importantes, ce qui est essentiel pour la capacité du cheval à plier et bouger le membre antérieur.
- Articulation intercarpienne (médiocarpienne) : située entre les deux rangées d’os du carpe, cette articulation permet également une grande amplitude de mouvement. Elle contribue à la flexibilité et à la mobilité générale du genou, permettant au cheval de naviguer sur divers terrains et d’effectuer des manœuvres.
- Articulation carpométacarpienne : cette articulation relie la deuxième rangée d’os du carpe aux os métacarpiens (os du canon) et a une faible amplitude de mouvement. Son rôle principal est de fournir de la stabilité plutôt que du mouvement, soutenant la structure du membre inférieur lors des activités impliquant le port du poids.
Ensemble, ces articulations carpiennes permettent au membre antérieur de fléchir et de s’étendre, aidant le cheval à bouger ses pattes avant en douceur. Elles contribuent à la mobilité et à la stabilité, permettant des changements de direction rapides et des atterrissages contrôlés lors des sauts.
Épaule (humérale)
L’articulation de l’épaule est l’une des plus grandes articulations du corps du cheval, où l’omoplate et l’humérus se rejoignent. Située au-dessus des membres antérieurs, elle permet une large amplitude de mouvement, permettant au cheval de balancer son membre antérieur vers l’avant. [4]
Cette articulation est essentielle pour la longueur de la foulée et la fluidité générale des mouvements, en particulier dans les activités nécessitant agilité et vitesse.
Coude
L’articulation du coude relie l’humérus, le cubitus et le radius du membre antérieur. Cette articulation joue un rôle important dans la capacité du cheval à fléchir et à étendre ses membres antérieurs pendant le mouvement. Elle stabilise la jambe pendant la mise en charge et aide à la propulsion. [4]
Tarse (jarret)
L’articulation du tarse, ou jarret, est composée de quatre articulations qui permettent divers degrés de mouvement, similaires aux articulations carpiennes des membres antérieurs. Elles incluent : [6]
- L’articulation tibiotarsienne : la plus grande articulation du jarret où se produit tout le mouvement
- L’articulation intertarsienne proximale : permet un faible mouvement
- L’articulation intertarsienne distale : permet un faible mouvement
- L’articulation tarso-métatarsienne : permet un faible mouvement
L’articulation du jarret est cruciale pour générer de la puissance et de la propulsion dans les membres postérieurs. Elle agit comme un levier pendant le mouvement, permettant au cheval de pousser contre le sol, ce qui est essentiel pour le galop et le saut.
Grasset
Le grasset fonctionne de manière similaire au genou humain, jouant un rôle majeur dans le port du poids du cheval et aidant à la flexion et à l’extension des membres postérieurs. Il assure la stabilité pendant le mouvement et est essentiel pour des actions telles que la marche, la course et le saut.
Le grasset est la plus grande articulation dans le corps d’un cheval, composée des articulations fémoro-tibiale et fémoro-patellaire. [7]
Sacro-iliaque
L’articulation sacro-iliaque (SI) relie le bassin (os ilium) à la colonne vertébrale, transférant la force générée par les membres postérieurs au reste du corps. Bien qu’elle ait un mouvement limité, elle stabilise le dos du cheval et joue un rôle clé dans l’équilibre et la coordination, notamment lors d’activités de haute intensité telles que le saut ou la course. [8][9]
Les tissus mous environnants sont sujets à des tensions ou à des blessures, ce qui peut entraîner une légère boiterie ou une diminution des performances chez les chevaux. Les problèmes liés à cette articulation sont de plus en plus reconnus comme contribuant aux problèmes de performance chez les chevaux de sport. [8][9]
Problèmes articulaires courants chez les chevaux
Les problèmes articulaires sont l’une des causes les plus courantes de perte de performance chez les chevaux. En plus des coûts liés à la gestion des maladies articulaires équines, ces problèmes peuvent également devenir un problème de bien-être pour certains chevaux. [10]
Plusieurs facteurs contribuent aux blessures et aux maladies articulaires chez les chevaux, y compris :
- L’âge (usure)
- La pression relié aux forces de charge
- Les tensions répétitives
- Le niveau de forme physique
- L’état de chair
Les pathologies articulaires courantes chez les chevaux incluent :
- L’arthrite
- La bursite
- L’ostéochondrose
Une gestion appropriée et une intervention précoce sont essentielles pour maintenir la santé articulaire et minimiser l’impact sur les performances et le bien-être du cheval.
Arthrite
L’arthrite affecte couramment les articulations synoviales équines. Cette maladie implique une inflammation de l’articulation, entraînant des douleurs, des raideurs et une mobilité réduite.
L’arthrite peut apparaître pour les raisons suivantes : [2]
- Le vieillissement
- Les dommages au cartilage articulaire
- Une maladie auto-immune
- Des infections bactériennes
- Des infections virales
- Des causes inconnues
Il existe plus de 100 formes différentes d’arthrite pouvant affecter les chevaux. Cependant, l’arthrose (également connue sous le nom de maladie dégénérative des articulations) est la plus courante chez les chevaux. Cette maladie se développe souvent suite à une blessure ou dans le cadre du processus normal de vieillissement. Les chevaux en surpoids et obèses sont également sujets à l’arthrose. [1][2]
L’arthrose provoque l’amincissement du cartilage articulaire, ce qui déclenche des douleurs dans les tissus environnants. À mesure que le cartilage s’use, les os de l’articulation sont soumis à davantage de pression, entraînant une production accrue de liquide synovial. [1][2]
À mesure que l’arthrose progresse, le tissu osseux sous le cartilage articulaire endommagé s’épaissit et devient irrégulier, ce qui rend le mouvement douloureux. Aux premiers stades, une activité modérée qui « réchauffe » l’articulation peut aider à réduire les symptômes, mais la douleur et la raideur s’aggravent souvent après l’exercice. [2]
Dans les cas avancés, les articulations touchées peuvent être difficiles à utiliser efficacement, ce qui entraîne une diminution de la mobilité et une intolérance à l’exercice. Il n’existe pas de remède pour l’arthrose, mais des traitements comme des changements au niveau de la gestion, une perte de poids et des exercices à faible impact peuvent aider à réduire la douleur et l’inflammation. [2]
Bursite
La bursite implique une inflammation de la bourse près d’une articulation. Cette affection provoque de la douleur, une enflure, une chaleur localisée et une sensibilité de la bourse et de la zone environnante. Elle peut également entraîner une raideur articulaire. [2][11]
La bursite chez les chevaux peut être causée par une utilisation excessive, un traumatisme à une articulation ou une septicémie (infection). La maladie peut également être classée en deux catégories : [11]
- La vraie bursite (ou bursite congénitale) : inflammation d’une bourse naturelle telle que la bursite trochantérienne (hanche), la bursite supra-épineuse (fistule du garrot) et la bursite bicipitale (coude).
- La bursite acquise : développement et inflammation d’une bourse sous-cutanée là où il n’en existait pas auparavant. Avec la bursite acquise, un liquide s’accumule, ce qui est connu sous le nom d’hygroma. Des exemples de bursite acquise incluent l’éponge (bursite olécranienne) et l’hygroma du jarret (bursite du tarse).
La bursite peut également être chronique ou aiguë. Celles-ci sont différenciées de la manière suivante : [11]
- Bursite chronique : peut se développer en raison de traumatismes répétés, de fibrose et d’autres changements chroniques. Un excès de liquide s’accumule et la paroi de la bourse devient s’épaissit en raison du tissu fibreux. Le traitement de la bursite chronique chez les chevaux peut nécessiter une intervention chirurgicale. En cas d’infection, des antimicrobiens systémiques sont nécessaires.
- Bursite aiguë : se développe généralement suite à un traumatisme ou à une infection. Ce type de bursite peut être traité avec du repos, des bandages, de la glace/des compresses froides, l’aspiration à l’aiguille du contenu de la bourse ainsi que des injections de médicaments.
La bursite septique peut survenir à la suite d’une ostéite infectieuse du jarret ou après une blessure pénétrante. Il s’agit d’une pathologie grave associée à la douleur et à la boiterie qui nécessite des soins vétérinaires immédiats. [11][12]
Elle est généralement traitée par débridement chirurgical (retrait des tissus morts ou infectés) et lavage ainsi que par une antibiothérapie appropriée. [11][12]
Ostéochondrose
Également connue sous le nom d’ostéochondrite disséquante (OCD), ce trouble du développement équin est une pathologie où des morceaux de cartilage et/ou d’os se détachent dans ou près d’une articulation. L’OCD provoque un épanchement articulaire (accumulation de liquide) et une légère boiterie. Elle affecte souvent les jeunes chevaux soumis à un travail intense et se développe le plus souvent au cours de la première année de vie du cheval. [6]
L’ostéochondrose affecte couramment l’articulation du jarret, provoquant un épanchement ou une accumulation de liquide dans le jarret, connu sous le nom d’éparvin mou. Elle est souvent bilatérale, ce qui signifie qu’elle affecte les deux jarrets. [6]
Des fragments osseux peuvent être visibles lors de l’imagerie diagnostique et peuvent être retirés chirurgicalement. Les chevaux affectés ont généralement un très bon pronostic. [6]
Synovite
La synovite désigne l’inflammation de la capsule articulaire elle-même et peut survenir secondairement à d’autres maladies articulaires, y compris : [13]
- L’ostéochondrose
- L’arthrose
- Un traumatisme
- Une mauvaise conformation
- Une hémarthrose (saignement articulaire)
- Une infection synoviale
La synovite peut être aiguë ou chronique et entraîner une distension (enflure) de la capsule articulaire. Elle peut ou non provoquer une boiterie. [13]
Le drainage du liquide synovial et l’injection de corticostéroïdes intra-articulaires dans l’articulation peut être utile. Les bandages compressifs et le repos au box peuvent également aider à réduire les symptômes. L’injection intra-articulaire d’atropine peut être utilisée comme traitement dans certains cas. [13]
Si vous soupçonnez que votre cheval est atteint d’une maladie articulaire, consultez votre vétérinaire pour un diagnostic précis et un plan de traitement.
Santé articulaire et nutrition
Vous pouvez favoriser la santé articulaire de votre cheval en vous assurant qu’il maintient un poids santé, en lui offrant amplement de sorties à l’extérieur en liberté, en prévoyant des soins réguliers des sabots et en lui faisant suivre un programme d’exercice progressif pour améliorer sa forme physique.
Accordez-lui suffisant de temps de repos et de récupération après un exercice intense ou une blessure pour éviter les lésions articulaires à long terme. Vérifiez fréquemment les premiers signes de douleurs articulaires, tels que des raideurs, une enflure ou une réticence à se déplacer, et consultez rapidement un vétérinaire.
La nutrition joue également un rôle clé dans le soutien de la mobilité et le maintien de tissus conjonctifs sains. Assurez-vous que votre cheval reçoit une alimentation équilibrée avec des niveaux adéquats de nutriments essentiels, comme les vitamines, les minéraux et les acides aminés.
Des carences en ces nutriments peuvent entraîner des dommages oxydatifs, une mauvaise réparation tissulaire et un affaiblissement des tissus conjonctifs, rendant votre cheval plus vulnérable aux blessures et aux problèmes articulaires. L’ajout d’un supplément complet en vitamines et minéraux à l’alimentation, tel que Omneity® de Mad Barn, contribuera à assurer que l’alimentation de votre cheval est bien équilibrée et favorise la santé articulaire globale.
Vous pouvez également envisager des suppléments articulaires équins soutenus par la recherche contenant les ingrédients suivants :
- MSM (méthylsulfonylméthane) : un composé naturel contenant du soufre, le MSM aide à réguler l’inflammation et favorise la réparation du tissu conjonctif.
- Acide hyaluronique : naturellement présent dans le liquide synovial des articulations, il aide à lubrifier et à amortir les articulations, améliorant la mobilité et réduisant les frictions.
- Acides gras oméga-3 : les oméga-3 tels que le DHA et l’EPA soutiennent la régulation homéostatique de l’inflammation et favorisent la santé articulaire globale, en particulier chez les chevaux souffrant de problèmes articulaires.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur les articulations du cheval :
Les articulations aident les chevaux à se déplacer en reliant les os, en soutenant la flexibilité, en absorbant les chocs et en répartissant le poids dans tout le corps. Des articulations équines saines permettent des actions normales comme marcher, courir, sauter, tourner et s’arrêter. Lorsque les articulations sont douloureuses, raides ou instables, un cheval peut se déplacer de façon irrégulière, perdre en performance ou devenir réticent à l’exercice.
Les articulations des membres sont les plus susceptibles d’être blessées, car elles subissent une forte contrainte lors du mouvement et de l’exercice. Le boulet, le jarret, le grasset et le carpe, ou genou, sont des zones problématiques courantes. Les chevaux de sport présentent un risque plus élevé en raison du stress répétitif, de la vitesse, des sauts, des virages serrés et des forces exercées sur leurs membres pendant l’entraînement ou la compétition.
L’articulation du boulet est importante parce qu’elle aide à absorber les chocs et soutient le mouvement dans les membres antérieurs et postérieurs. Cette articulation permet la flexion et l’extension lorsque le cheval marche, trotte, galope ou court. Comme le boulet supporte un impact important pendant le mouvement, il s’agit de l’une des articulations les plus sujettes aux blessures chez le cheval.
L’articulation du jarret est une articulation majeure du membre postérieur qui aide les chevaux à générer de la puissance et à se propulser du sol. Elle contient plusieurs petites articulations, la plupart des mouvements se produisant dans l’articulation tibiotarsienne. Des jarrets en bonne santé sont particulièrement importants pour le galop, le saut, le rassembler et d’autres mouvements nécessitant de la force de l’arrière-main.
Les problèmes articulaires équins courants comprennent l’arthrite, la bursite, l’ostéochondrose et la synovite. Ces affections peuvent provoquer de la douleur, de l’enflure, de la raideur, une diminution de l’amplitude des mouvements ou des changements de performance. Certaines se développent avec l’usure liée à l’âge, tandis que d’autres sont associées à un traumatisme, une infection, la conformation, un travail intense, des troubles du développement ou une contrainte répétée sur l’articulation.
Les signes de douleur articulaire peuvent inclure de la raideur, de l’enflure, de la chaleur autour d’une articulation, de la boiterie, une longueur de foulée réduite, une réticence à se déplacer ou une diminution de la performance. Certains chevaux semblent s’améliorer après un léger échauffement, mais redeviennent douloureux après l’exercice. Tout changement persistant dans le mouvement devrait être évalué par un vétérinaire.
L’arthrite chez les chevaux peut se développer avec le vieillissement, des dommages au cartilage, une infection, une maladie liée au système immunitaire, une blessure ou un stress répété sur une articulation. L’ostéoarthrite est la forme la plus courante et implique souvent un amincissement du cartilage, une augmentation du liquide articulaire, de la douleur et une mobilité réduite. Les chevaux en surpoids peuvent subir une contrainte articulaire supplémentaire, ce qui peut aggraver l’inconfort avec le temps.
Certains problèmes articulaires peuvent être réduits avec une bonne gestion, bien que toutes les affections articulaires ne soient pas évitables. Maintenir un poids santé, utiliser un conditionnement progressif, permettre du repos après un travail intense, offrir du temps de sortie et assurer des soins de maréchalerie réguliers peuvent tous aider à protéger les articulations équines. Une attention précoce à la raideur, à l’enflure ou à la boiterie favorise également de meilleurs résultats.
La nutrition soutient la santé articulaire du cheval en fournissant les nutriments nécessaires à la réparation des tissus conjonctifs, au contrôle normal de l’inflammation et à la mobilité globale. Une alimentation équilibrée contenant des vitamines, des minéraux, des acides aminés et des acides gras essentiels en quantité adéquate aide à maintenir des tissus sains. Des ingrédients comme le MSM, l’acide hyaluronique et les acides gras oméga-3 sont également utilisés dans les suppléments articulaires équins.
Des soins vétérinaires sont nécessaires lorsqu’un cheval présente une boiterie persistante, une enflure articulaire, de la chaleur, de la douleur, de la raideur ou des changements soudains dans le mouvement. Les affections articulaires peuvent s’aggraver si le diagnostic et le traitement sont retardés. Un vétérinaire peut identifier la structure touchée, déterminer si une infection ou une blessure est en cause et recommander un plan de traitement et de gestion approprié.
Résumé
Les chevaux sont sujets aux blessures et à la dégénérescence des articulations en raison de l'exercice à fort impact et de l'usure naturelle liée au vieillissement. Puisque les membres des chevaux subissent une pression importante, les articulations des membres sont les plus vulnérables aux blessures et aux maladies.
- Une bonne compréhension de l'anatomie et de la fonction des articulations équines peut aider les propriétaires à prévenir et à gérer les problèmes articulaires courants.
- Les chevaux ont différents types d'articulations, chacune permettant différentes amplitudes de mouvement en fonction de leur structure.
- Les affections articulaires les plus courantes chez les chevaux incluent l'arthrite, la bursite et l'ostéochondrose.
- Une alimentation équilibrée favorise la santé articulaire à chaque étape de la vie.
Références
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