En 2021, plus de 6 000 propriétaires de chevaux dans toute l’Amérique du Nord ont fait une demande auprès de Mad Barn pour analyser le régime alimentaire de leurs chevaux.
Nous avons évalué les régimes alimentaires de poulains, de poulinières, des chevaux de loisir aux chevaux de course jusqu’aux chevaux à la retraite, et même quelques mules, et plus encore.
Nous avons beaucoup appris en examinant ces programmes d’alimentation et en écoutant les questions et préoccupations communes des propriétaires de chevaux. Par exemple, 38 % des propriétaires de chevaux ont indiqué qu’ils étaient préoccupés par la santé des sabots et des articulations de leur cheval.
À partir de vos demandes, nous avons identifié quelques grandes tendances dans les pratiques alimentaires ainsi que des moyens simples d’améliorer le bien-être des équidés par la nutrition et les pratiques de gestion.
Nous avons également découvert quelques faits amusants au cours du processus :
- Le nom de cheval le plus courant dans notre échantillon est Willow
- L’âge moyen des chevaux était de 12,5 ans
- La race la plus répandue était le Quarter Horse (26 %), suivi par le Thoroughbred (18 %)
- Plus de régimes alimentaires ont été soumis pour des hongres ou étalons (55 %) que des juments (45 %)
Plus important encore, nous avons examiné les besoins nutritionnels estimés des chevaux en fonction de leur état physiologique, de leur poids et de leur niveau d’exercice. Nous avons ensuite comparé ces données avec leur ration quotidienne pour voir en quelle mesure elle répondait à leurs besoins nutritionnels individuels.
Nous avons constaté que la grande majorité des régimes alimentaires fournissent trop d’énergie, de protéines et de fer, mais pas assez de certains minéraux, comme le sodium, et d’antioxydants, comme le sélénium et la vitamine E.
Lorsque l’alimentation des chevaux dépasse leurs besoins énergétiques, cela entraîne une prise de poids et un risque accru de dysfonctionnement métabolique et de fourbure. Les régimes alimentaires présentant des carences en vitamines et minéraux clés peuvent également avoir des effets néfastes sur la santé.
Heureusement, il n’a jamais été aussi facile de concevoir un programme alimentaire équilibré pour votre cheval, qui lui apporte un niveau d’énergie optimale tout en répondant à ses besoins en nutriments. Si vous ne l’avez pas encore fait, analysez le régime alimentaire de votre cheval en ligne et nos nutritionnistes équins pourront vous aider à formuler gratuitement la ration quotidienne adaptée à votre cheval.
Comment nous analysons l’alimentation de votre cheval
Nous adoptons une approche de nutrition de précision pour concevoir le plan d’alimentation de votre cheval. Cela signifie que nous examinons tout ce que vous lui donnez actuellement et que nous quantifions les valeurs nutritives afin que vous puissiez voir clairement ce qui est, ou n’est pas, dans son alimentation.
Nous examinons ensuite quelques données de base sur votre cheval, notamment :
- Son âge
- Son poids corporel
- Son état de chair
- Son état physiologique
- Son niveau d’exercice
- Sa santé
Nous utilisons ensuite un modèle de formulation nutritionnelle pour prédire les besoins individuels de votre cheval et suggérer des valeurs cibles pour divers macronutriments (lipides, glucides, protéines) et micronutriments (vitamines et minéraux).
À partir de là, nous pouvons ajuster l’alimentation de votre cheval pour garantir qu’il reçoit des quantités optimales et équilibrées des nutriments requis. L’équilibre est un concept important dans la nutrition équine, en particulier lorsqu’il s’agit de minéraux.
Non seulement il est important de consommer des quantités adéquates de minéraux spécifiques, mais il est également essentiel de maintenir les rapports appropriés entre certains minéraux afin qu’ils répondent correctement aux besoins nutritionnels de votre cheval.
Vous recevrez ensuite des rapports de nos nutritionnistes présentant une analyse approfondie du régime actuel de votre cheval ainsi qu’un régime optimisé avec des propositions d’aliments correspondant aux besoins de votre cheval.
Nos nutritionnistes sont également des propriétaires de chevaux et savent l’importance d’un programme alimentaire simple et rentable pour votre cheval, tout en choisissant des aliments facilement accessibles dans votre région.
L’outil de formulation alimentaire de Mad Barn
Nous réalisons tout cela grâce à notre outil de formulation alimentaire équin, Mad Barn Feed, qui utilise les derniers consensus scientifiques pour calculer la quantité de chaque nutriment dont votre cheval a besoin. Cet outil est gratuit et peut être consulté par tous, en ligne.
Après avoir soumis un formulaire d’évaluation du régime alimentaire, nos nutritionnistes créent un profil pour votre cheval dans notre programme de formulation et saisissent les informations pertinentes.
Le fourrage est à la base du régime équin typique, c’est donc où nous commençons. Connaître la composition nutritionnelle de votre foin nous permet d’effectuer l’évaluation alimentaire la plus précise.
Si vous disposez d’une analyse de foin, nos nutritionnistes peuvent vous aider à interpréter ces informations pour élaborer un programme alimentaire autour de votre fourrage ou vous recommander un autre foin qui pourrait mieux répondre aux besoins de votre cheval.
Nous disposons également d’une grande bibliothèque d’échantillons de fourrage provenant de différentes régions géographiques. Ainsi, même si vous ne disposez pas d’une analyse de foin, nous pouvons utiliser des valeurs de référence pour évaluer approximativement la composition en nutriments et la qualité du fourrage de votre cheval.
Ensuite, nous examinons les aliments commerciaux, les concentrés et les suppléments présents dans l’alimentation de votre cheval afin de comprendre leur impact sur les niveaux de nutriments dans son alimentation.
Notre banque d’aliments, à accès libre, fournit des données sur plus de 2 500 aliments et suppléments couramment utilisés dans l’alimentation des chevaux. Il est ainsi facile d’effectuer les calculs nécessaires à la formulation d’un régime équilibré.
Notre banque d’aliments vous permet également de comparer différents produits alimentaires et de trouver celui qui correspond aux besoins de votre cheval.
Mais vous n’êtes pas obligé de faire tout cela par vous-même. Nos nutritionnistes peuvent répondre à toutes vos questions et vous aider à élaborer le plan d’alimentation optimal pour votre cheval. Et le recours à nos nutritionnistes est toujours gratuit.
Mettez la nutrition de précision au service de votre cheval et commencez dès maintenant à analyser son alimentation.
Démographie équine
En 2021, l’équipe de nutritionnistes équins de Mad Barn a évalué les rations de chevaux de tous âges, leurs états physiologiques et tailles. Nous avons conçu des régimes alimentaires pour des poulains qui apprennent leur indépendance alimentaire lors du sevrage jusqu’à des chevaux âgés ayant une moins bonne dentition, ou sans dents, et avec de multiples problèmes de santé en interaction.
Cela nous a permis d’acquérir une connaissance inégalée des pratiques alimentaires de tous les types d’équidés et de disposer d’une énorme banque de données d’études de cas sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour formuler des recommandations diététiques.
Parmi les régimes alimentaires que nous avons analysés, environ 16 % des chevaux avaient plus de 20 ans et 6 % avaient moins de 2 ans.
Le cheval le plus âgé avait 42 ans et était toujours en excellente santé! Nous avons également formulé un régime alimentaire pour un âne né en 1975.
L’âge moyen des chevaux de notre échantillon était de 12,5 ans, ce qui est considéré comme un cheval adulte. Lorsqu’un cheval atteint l’âge de 20 ans, il est généralement désigné comme étant un senior.
État de chair
Dans notre échantillon, près de la moitié des chevaux étaient décrits comme ayant un poids normal, tandis qu’environ un tiers des chevaux étaient considérés comme étant trop gras. Environ 22 % de ces chevaux étaient considérés comme étant trop maigres.
Ces chiffres sont similaires à ceux rapportés dans les recherches sur l’état de chair de la population générale des chevaux. Une étude a rapporté qu’environ 40 % des chevaux et des poneys sont en surpoids. [1]
Figure 1 : Pourcentage de chevaux dans chaque catégorie de condition physique

Les chevaux dont la condition physique n’est pas idéale sont plus exposés aux problèmes de santé. Par exemple, les chevaux en surpoids sont plus susceptibles de développer un dysfonctionnement métabolique et la fourbure.
À l’inverse, les chevaux en sous-poids peuvent souffrir de carences nutritionnelles ou de problèmes intestinaux sous-jacents qui affectent leur capacité à prendre du poids.
Nous vous recommandons d’évaluer régulièrement l’état corporel de votre cheval afin de noter tout changement et de prendre des décisions éclairées sur l’alimentation de votre cheval.
Problèmes de santé chez les chevaux
La plupart des chevaux ont des aspects de leur santé qui nécessitent une attention particulière lors de la formulation d’un régime alimentaire, comme l’équilibre de l’humeur, les problèmes intestinaux ou les préoccupations métaboliques.
Sur les 6 515 chevaux pour lesquels nous avons reçu des données, 38 % ont mentionné des problèmes de santé des articulations et des sabots et 10 % avaient des problèmes respiratoires.
La grande majorité (85,8 %) des chevaux avaient au moins une considération particulière, selon les propriétaires.
Heureusement, la plupart des problèmes courants peuvent être améliorés par une alimentation saine et des pratiques de gestion appropriées.
Figure 2 : Pourcentage de chevaux présentant des problèmes de santé, selon leurs propriétaires

La combinaison de problèmes les plus courants est celle des sabots, des articulations et de la ligne du dos et viennent ensuite les problèmes de digestion.
Une forte prévalence de ces problèmes a également été signalée dans des études scientifiques portant sur la population équine. Par exemple, 85 % des chevaux ont des problèmes de sabots et 13 % souffrent de laminite. [2][3]
De nombreux facteurs peuvent être à l’origine de ces problèmes courants, notamment :
- La génétique
- L’alimentation
- Les pratiques de gestion
- Les soins de maréchalerie et vétérinaire
Tout au long de la vie d’un cheval, les besoins en matière d’alimentation et de gestion évoluent considérablement. Une relation continue avec un nutritionniste équin, un vétérinaire et un maréchal-ferrant peut vous aider à gérer l’évolution des besoins et à prévenir de manière proactive les problèmes de santé.
Analyse des programmes d’alimentation équine
À quoi ressemble la ration équine type? Il n’y a pas deux chevaux identiques et il en va de même pour les programmes alimentaires.
Il existe des variations significatives entre les fourrages, les aliments et les suppléments utilisés par les propriétaires de chevaux en Amérique du Nord. Il est donc difficile d’établir un régime standard ou typique.
Cependant, en examinant les données que nous avons reçues des propriétaires de chevaux, nous pouvons identifier plusieurs tendances significatives dans les niveaux d’inclusion de certains macro- et micronutriments qui composent le régime alimentaire équin.
Lorsque nous avons examiné les programmes alimentaires soumis par rapport aux besoins en nutriments individuels, nous avons constaté que la plupart des régimes alimentaires des chevaux :
- Dépassent les besoins en énergie (84,5 % sont supérieurs aux besoins)
- Surconsommation de protéines (97,9 % des besoins)
- Surconsommation de fer (99,5 % étaient supérieurs aux besoins)
- Un apport insuffisant en électrolytes, comme le sodium (70,9 % des besoins)
- Un apport insuffisant en antioxydants essentiels, comme le sélénium (49,3 % des besoins) et la vitamine E (57 % des besoins)
Figure 3 : Pourcentage des besoins en énergie (ED), en protéines brutes (PB) et en nutriments dans un sous-ensemble de 200 régimes alimentaires

Dans la figure 3, la ligne rouge indique 100 % des besoins alimentaires pour chaque nutriment. Chaque cercle représente la valeur nutritive d’un seul régime alimentaire dans l’ensemble de l’échantillon.
Le graphique montre que des nutriments, comme le sodium et les vitamines B, sont généralement sous-approvisionnés (déficients). En revanche, le potassium et le fer sont le plus souvent en excès.
Conséquences pour le bien-être des équidés
Nous souhaitons tous donner à nos chevaux une alimentation appropriée et équilibrée qui favorise leur santé optimale. Ces données suggèrent que la plupart des programmes alimentaires équins auraient besoin d’ajustement pour équilibrer l’alimentation et répondre à leurs besoins nutritionnels estimés.
En particulier, la densité calorique de la plupart des régimes équins doit être réduite, tandis que la densité nutritionnelle doit être augmentée pour garantir un apport adéquat en vitamines et minéraux.
Comme nous l’avons mentionné, les régimes alimentaires qui fournissent trop d’énergie peuvent entraîner une prise de poids, causant une inflammation chronique et des problèmes métaboliques associés.
Une alimentation trop riche en protéines peut également contribuer à des problèmes de poids, à des dysfonctionnements métaboliques et mettre les reins à rude épreuve. Il y a également des préoccupations environnementales, car les protéines en excès sont décomposées et excrétées sous forme d’azote dans l’urine.
Une alimentation insuffisante en oligo-éléments, comme le zinc, le cuivre et le sélénium peut avoir des effets subtils sur votre cheval au départ. Mais avec le temps, ces carences mineures peuvent contribuer à des problèmes plus importants sur la qualité de la peau et du pelage, les performances et la fonction immunitaire.
Un apport chronique insuffisant en vitamines et minéraux se manifeste souvent d’abord par une mauvaise qualité des sabots. Mais d’autres problèmes courants liés à la santé des articulations et du système digestif peuvent également être causés par une alimentation déséquilibrée.
La meilleure façon de nourrir votre cheval
Heureusement, la recherche nous en apprend beaucoup sur la meilleure façon de nourrir votre cheval. Nous savons qu’un excès d’amidon peut entraîner des problèmes au niveau de l’intestin postérieur et qu’un excès de sucre dans l’alimentation augmente le risque de laminite.
Nous savons que les chevaux ont besoin de 20 milligrammes de biotine par jour pour assurer une bonne croissance des sabots et que la plupart des chevaux ont besoin d’une supplémentation en vitamine E, car cette vitamine se dégrade rapidement lorsque l’herbe fraîche est coupée pour faire du foin.
Ci-dessous, nous aborderons d’autres pratiques alimentaires fondées sur la recherche qui peuvent contribuer au bien-être de votre cheval.
Alimentation à base de fourrage
L’un des principes clés pour favoriser la santé de votre cheval est de lui donner une alimentation basée sur le fourrage. Les chevaux ont évolué pour passer jusqu’à 18 heures par jour à brouter et leur tube digestif est conçu pour supporter un apport quasi continu d’aliments riches en fibres.
Dans le cadre des pratiques de gestion modernes, certains chevaux restent longtemps sans accès au foin ou au pâturage, ce qui entraîne des périodes de jeûne où l’estomac est vide.
L’estomac du cheval, qui produit constamment de l’acide, n’est pas conçu pour une alimentation intermittente. Les chevaux qui ne sont nourris que de quelques gros repas espacés par jour peuvent souffrir de problèmes digestifs, comme des ulcères gastriques.
L’alimentation intermittente va souvent de pair avec l’utilisation d’aliments de concentrés. La plupart de ces aliments commerciaux fournissent la majorité de l’énergie à partir de céréales et d’autres ingrédients riches en hydrate de carbones non structuraux ou HCNS (sucre et amidon).
Les régimes à forte teneur en céréales peuvent perturber l’équilibre délicat du microbiote dans l’intestin postérieur. Ces régimes sont également liés à un comportement anxieux chez le cheval.
Idéalement, les chevaux devraient recevoir du foin à volonté et des aliments à faible teneur en HCSN. Il est important de choisir un foin qui correspond aux besoins en énergie et en protéines de votre cheval.
Par exemple, un cheval facile à maintenir une bonne cote de chair atteint du syndrome métabolique équin doit recevoir un foin de faible qualité qui ne fournira pas de calories excédentaires, même s’il est nourri à volonté.
En revanche, les chevaux en croissance, en lactation, en gestation ou de hautes performances ont besoin d’un foin de qualité supérieure avec une densité énergétique accrue. Ces chevaux peuvent également avoir besoin de protéines ou de calories supplémentaires provenant de sources comme la pulpe de betterave, le foin de légumineuses et l’huile.
Équilibre nutritionnel
Le fourrage ne suffit pas à couvrir les besoins en vitamines et minéraux de votre cheval.
Certains nutriments, comme le potassium, sont fournis de manière adéquate par le foin et le pâturage. D’autres nutriments, comme les oligo-éléments zinc et cuivre, sont rarement fournis en quantité suffisante par ceux-ci.
Les vitamines et les minéraux jouent un rôle essentiel dans de nombreuses réactions métaboliques importantes. Si ces nutriments ne sont pas fournis en quantité suffisante, certains processus biologiques seront limités qui auront des effets néfastes sur la santé de votre cheval.
Par exemple, le calcium est nécessaire à la formation d’os solides et le magnésium est nécessaire à la transmission des impulsions nerveuses.
D’importantes recherches ont été menées sur les chevaux pour comprendre la quantité de certaines vitamines et minéraux dont ils ont besoin pour éviter les signes de carence.
Les signes courants d’une carence ou d’un déséquilibre en nutriments sont les suivants :
- Changements d’humeur, d’appétit et d’endurance
- Poil terne
- Mauvaise qualité des sabots
- Perte ou faiblesse de la ligne du dos
- Douleurs musculaires
- Mauvaise mobilité
- Croissance et développement anormaux
- Récupération lente après un exercice ou une maladie
Si votre cheval présente l’un de ces signes, il faut chercher des réponses dans son alimentation.
Soutenir la santé intestinale
Les problèmes de santé intestinale, comme la dysbiose, les ulcères et les coliques, sont courants chez les chevaux. On estime que 60 à 90 % des chevaux souffrent d’ulcères gastriques.
Les problèmes gastro-intestinaux peuvent se traduire par une perte de poids, de l’irritabilité, d’inconfort, de diarrhée, le syndrome de l’écoulement anal, une mauvaise digestion et des signes de faiblesse.
La meilleure façon de favoriser la santé intestinale de votre cheval est de lui fournir des fourrages riches en fibres qui favorisent la fermentation dans l’intestin postérieur. Évitez les aliments riches en amidon qui peuvent contribuer aux problèmes intestinaux.
Pour les chevaux qui ont besoin de calories supplémentaires, il existe plusieurs options pour ajouter des protéines et des calories à l’alimentation sans perturber le système digestif. Il s’agit notamment de la graine de lin moulu, des cubes de fourrage, de la pulpe de betterave et des huiles.
Pour aider à maintenir la santé intestinale, plusieurs suppléments digestifs ont démontré leur efficacité dans des études de recherche, comme les probiotiques, les prébiotiques et la levure.
Changements des pratiques de gestion
De nombreux problèmes de santé équine sont améliorés par une alimentation équilibrée, mais les pratiques de gestion peuvent également avoir un impact important.
Vous trouverez ci-dessous quelques problèmes courants qui affectent le bien-être des équidés et des exemples de changements que les propriétaires de chevaux peuvent mettre en œuvre.
- Problèmes respiratoires : Fournir autant de temps à l’extérieur que possible, réduire l’exposition aux particules dans l’air en utilisant une litière peu poussiéreuse, en faisant tremper le foin et en utilisant des filets à foin
- Anxiété et humeur : Prévoir des sorties en paddock avec des compagnons appropriés, traiter toute source de douleur, évaluer votre programme d’entraînement
- Problèmes digestifs : Utilisez des vermifuges appropriés, réduisez ou éliminez les sources de stress, faites effectuer des évaluations dentaires et de santé par un vétérinaire régulièrement, fournissez un accès constant à l’eau
- Ligne du dos faible : Évaluer l’ajustement de la selle, évaluer la santé métabolique, utiliser des exercices de résistance, comme le travail sur les terrains variés et inclinés et les barres au sol
- Santé des sabots : Veillez à ce que leur environnement ne soit ni trop sec ni trop humide, faites appel à un maréchal-ferrant compétent toutes les 4 à 6 semaines
- Santé des articulations : Veillez à ce que votre cheval ait des sorties régulières et suivez un programme d’entraînement adapté à son âge et à sa condition
- Syndrome métabolique et surpoids : Faire tremper le foin pour réduire sa teneur en sucre, utiliser des filets à foin à alimentation lente, augmenter l’exercice pour améliorer la sensibilité à l’insuline
- Comportements stéréotypés : Fournir beaucoup de temps de sorties et de socialisation, réduire le stress et l’ennui, traiter les problèmes de santé sous-jacents
Nos nutritionnistes peuvent vous aider à identifier les facteurs liés à l’alimentation et à la gestion qui pourraient affecter la santé de votre cheval.
Vous pouvez soumettre le régime alimentaire de votre cheval en ligne pour une évaluation et nous vous aiderons à déterminer le meilleur programme alimentaire pour ses besoins.
Questions fréquemment posées
Voici quelques questions fréquemment posées sur l’alimentation des chevaux :
L’analyse de l’alimentation de votre cheval par Mad Barn permet de déterminer si le programme alimentaire correspond aux besoins individuels du cheval en calories, protéines, vitamines, minéraux et équilibre nutritionnel global. L’analyse alimentaire gratuite de Mad Barn utilise une modélisation nutritionnelle de précision fondée sur l’âge, le poids corporel, la condition corporelle, le niveau d’activité, le statut reproducteur et les besoins de santé. Cela permet de mettre en évidence les excès et les carences pouvant affecter la condition corporelle, la qualité des sabots, les performances, la digestion, la fonction immunitaire et la santé métabolique. L’objectif est de créer un plan alimentaire pratique, équilibré, rentable et réaliste selon les aliments disponibles dans votre région.
L’analyse de l’alimentation d’un cheval utilise des informations sur le cheval ainsi que sur tout ce qui lui est actuellement donné à manger. Les principaux renseignements comprennent l’âge, le poids corporel, la condition corporelle, la charge de travail, le statut reproducteur, les problèmes de santé, le type de fourrage, les aliments commerciaux, les concentrés, les suppléments et toute analyse de foin disponible. Le fourrage est évalué en premier, car le foin ou le pâturage constitue la base de la plupart des régimes alimentaires équins. Si aucune analyse de foin n’est disponible, des valeurs de référence pour le fourrage peuvent être utilisées pour estimer l’apport en nutriments, mais une analyse en laboratoire fournit l’évaluation la plus précise.
Les déséquilibres nutritionnels les plus courants dans l’alimentation des chevaux comprennent un excès d’énergie, de protéines et de fer, ainsi qu’un apport insuffisant en sodium, en sélénium et en vitamine E. Parmi les régimes soumis, 84,5 % dépassaient les besoins énergétiques, 97,9 % dépassaient les besoins en protéines et 99,5 % dépassaient les besoins en fer. L’apport en sodium était inférieur aux besoins dans 70,9 % des régimes, celui en sélénium dans 49,3 % des cas et celui en vitamine E dans 57 % des cas. Ces tendances démontrent pourquoi il est plus important d’équilibrer l’ensemble de la ration que de simplement ajouter davantage d’aliments.
Un excès d’énergie dans l’alimentation d’un cheval peut entraîner une prise de poids, une inflammation chronique, un dysfonctionnement métabolique et un risque accru de fourbure. Les chevaux en surcondition corporelle sont plus susceptibles de présenter un dysfonctionnement métabolique et courent un plus grand risque de fourbure. Environ 40 % des chevaux et poneys sont considérés comme étant en surcondition corporelle ou en surpoids. [1] Une alimentation équilibrée devrait fournir suffisamment de calories pour maintenir une condition corporelle idéale sans fournir un excès d’énergie.
Un cheval peut recevoir trop de protéines, et les excès de protéines sont fréquents dans de nombreux programmes alimentaires. Fournir plus de protéines que nécessaire peut contribuer aux problèmes de poids, aux dysfonctionnements métaboliques et à une sollicitation accrue des reins. Les protéines excédentaires sont dégradées et excrétées sous forme d’azote dans l’urine, ce qui peut également poser des préoccupations environnementales. L’apport en protéines devrait être adapté à l’âge du cheval, à sa charge de travail, à sa croissance, à sa gestation, à sa lactation et à ses besoins de développement musculaire.
Les vitamines et les minéraux sont importants dans l’alimentation des chevaux parce qu’ils soutiennent les réactions métaboliques, la fonction immunitaire, la croissance des sabots, la qualité du pelage, la solidité des os, la fonction musculaire et la récupération. Le fourrage seul ne répond pas de façon fiable à tous les besoins en vitamines et minéraux, même lorsqu’il fournit suffisamment de calories. Les oligoéléments comme le zinc et le cuivre sont rarement présents en quantités suffisantes dans le fourrage seul, tandis que la vitamine E diminue rapidement après la coupe de l’herbe destinée au foin. Un supplément de vitamines et de minéraux adéquatement équilibré peut augmenter la densité nutritionnelle sans ajouter de calories inutiles.
Les signes indiquant que l’alimentation d’un cheval pourrait être déséquilibrée comprennent des changements d’humeur, d’appétit, d’endurance, de qualité du pelage, de qualité des sabots, de ligne du dessus, de confort musculaire, de mobilité, de récupération, de fonction immunitaire et de croissance. Un pelage décoloré par le soleil, des extrémités rouges sur les crins foncés de la crinière et de la queue, une mauvaise qualité des sabots, une ligne du dessus peu développée, des douleurs musculaires, une récupération lente, une faible résistance aux infections et l’apparition de nouvelles allergies peuvent tous suggérer des carences ou des déséquilibres nutritionnels. Ces signes peuvent avoir de nombreuses causes; l’alimentation doit donc être évaluée en parallèle avec la gestion, les soins vétérinaires et les soins des sabots. Une analyse de ration aide à déterminer si la nutrition contribue au problème.
L’alimentation peut soutenir la santé des sabots et des articulations en fournissant des quantités adéquates de minéraux, de vitamines, d’acides aminés, d’antioxydants et un apport énergétique approprié. Les problèmes touchant les sabots, les articulations et la ligne du dessus constituaient la combinaison de préoccupations de santé la plus fréquemment signalée dans les régimes soumis. Des études scientifiques ont également rapporté une forte prévalence des problèmes de sabots et de la fourbure chez les chevaux. [2][3] Pour la croissance des sabots, les chevaux ont besoin d’un apport suffisant en biotine, zinc, cuivre, acides aminés et d’un équilibre minéral global, tandis que la santé articulaire est soutenue par une condition corporelle appropriée, le temps passé au pâturage, l’entraînement et les nutriments qui contribuent au maintien normal des tissus.
Une alimentation à base de fourrage est la meilleure pour les chevaux parce que leur système digestif est conçu pour une consommation presque continue d’aliments riches en fibres. Les chevaux ont évolué pour brouter jusqu’à 18 heures par jour, et de longues périodes sans fourrage peuvent laisser l’estomac vide alors que la production d’acide se poursuit. Une alimentation intermittente et les repas riches en concentrés peuvent contribuer à des problèmes digestifs comme les ulcères gastriques. Idéalement, les chevaux devraient avoir accès au foin ou au pâturage à volonté lorsque cela est approprié, ou à un accès contrôlé au fourrage avec des ralentisseurs alimentaires lorsque l’apport calorique doit être limité.
Les régimes riches en céréales peuvent être problématiques pour les chevaux parce qu’ils fournissent souvent de grandes quantités de sucre et d’amidon. Ces glucides hydrolysables sont digérés dans l’intestin grêle et contribuent à la réponse insulinique. Un excès d’amidon peut perturber le microbiome du gros intestin, contribuer à l’acidose du gros intestin et augmenter le risque de troubles digestifs. Un excès de sucre peut également accroître le risque de fourbure, particulièrement chez les chevaux présentant des problèmes métaboliques.
Un cheval qui a besoin de plus de calories devrait tout de même avoir le fourrage comme base de son alimentation, avec un apport énergétique supplémentaire ajouté d’une façon respectueuse de la santé digestive. Selon les besoins du cheval, les options peuvent inclure un foin de meilleure qualité, un foin de légumineuses, de la pulpe de betterave, des cubes de fourrage, du lin moulu, des écales de soya ou des huiles. Ces options peuvent augmenter l’apport calorique tout en réduisant la dépendance aux céréales riches en amidon. Le meilleur choix dépend de la condition corporelle du cheval, de sa charge de travail, de sa santé digestive, de son état métabolique et de la qualité du fourrage.
La nutrition soutient la santé digestive chez les chevaux en priorisant les fourrages riches en fibres, en limitant les aliments riches en amidon et en maintenant une ration équilibrée. Les problèmes de santé digestive comme la dysbiose, les ulcères et les coliques sont fréquents, et les troubles gastro-intestinaux peuvent contribuer à la perte de poids, à l’irritabilité, à la sensibilité au sanglage, à la diarrhée, à l’écoulement fécal libre, à une mauvaise digestion et à la faiblesse. Les fourrages riches en fibres soutiennent la fermentation dans le gros intestin et contribuent au maintien d’une fonction digestive normale. Les probiotiques, les prébiotiques et les levures peuvent également soutenir la santé digestive lorsqu’ils sont utilisés de façon appropriée.
L’alimentation seule ne peut pas résoudre tous les problèmes de santé chez les chevaux, mais elle constitue une base importante pour la santé, les performances et la résilience. De nombreux problèmes s’améliorent lorsque les carences nutritionnelles sont corrigées, que l’apport calorique correspond aux besoins et que les aliments riches en amidon sont réduits. La gestion joue également un rôle important, notamment l’accès au pâturage, la socialisation, les soins des sabots, les soins dentaires, les examens vétérinaires, l’exercice, l’ajustement de la selle, le contrôle des parasites et la réduction du stress. Les meilleurs programmes alimentaires tiennent compte à la fois de la nutrition et de l’environnement quotidien du cheval.
Résumé
Mad Barn a analysé plus de 6 000 régimes pour chevaux nord-américains, couvrant différentes âges, races et utilisations, constatant que les propriétaires se préoccupent le plus souvent de la santé des sabots et des articulations.
- Les rations typiques fournissent un excès d'énergie, de protéines et de fer tout en manquant de sodium et d'antioxydants clés comme le sélénium et la vitamine E, créant des risques de déséquilibre.
- L'excès de calories et de protéines favorise la prise de poids, les troubles métaboliques et la fourbure, tandis que les carences en oligo-éléments et vitamines détériorent les sabots, l'immunité et la performance globale.
- Une approche de nutrition de précision (profilage du cheval, analyse ou estimation du fourrage, modélisation des besoins en macro- et micronutriments) corrige efficacement les déséquilibres et optimise les rations.
- Les outils gratuits de Mad Barn et sa banque d'aliments (plus de 2 500 produits), ainsi que le soutien d’un nutritionniste, utilisent des analyses de foin ou des références régionales pour élaborer des régimes simples, économiques, axés sur le fourrage et aux ratios minéraux corrects.
- La gestion continue, telle que l’évaluation régulière de l’état corporel, les soins des sabots et vétérinaires, l’alimentation à faible HC, une sortie adéquate et des suppléments ciblés, aide à prévenir les problèmes courants et soutient le bien-être à long terme.
Références
- Jaqueth, A.L. et al. Characterization of the Prevalence and Management of Over-Conditioned Ponies and Horses in Maryland. J Equine Vet Sci. 2018.
- Holzhauer, M. et al. Cross-sectional study of the prevalence of and risk factors for hoof disorders in horses in The Netherlands. Prev Vet Med. 2017.
- Patterson-Kane, J.C. et al. Paradigm shifts in understanding equine laminitis. Vet J. 2018.











