Photo: Kim Gaudry
Ali Ramsay, une canadienne originaire d’une petite ville, fait des vagues sur le circuit international de saut d’obstacles.
Championne canadienne de saut d’obstacles en 2022, elle est l’une des cavalières les plus constantes du circuit CSI nord-américain, avec un total impressionnant de 118 départs en 2024.
En tant que jeune cavalière à Victoria, en Colombie-Britannique, Ali s’est taillé une place dans la plus prestigieuse compétition de style pour jeunes cavaliers du pays – la finale nationale de la médaille de l’Équipe équestre canadienne – et a remporté les honneurs.
Après une courte pause, Ali a fait un retour remarqué en se dirigeant vers le circuit de saut d’obstacles, où elle a saisi l’occasion de s’entraîner avec Jill Henselwood, une légende canadienne du saut d’obstacles.
Au fil des six années qui ont suivi, dont quatre en tant que professionnelle, Ali Ramsay est devenue la cavalière internationale talentueuse qu’on connaît aujourd’hui.
Maintenant classée parmi les 100 meilleurs cavaliers au monde selon la FEI, sa détermination inspire les jeunes cavaliers partout en Amérique du Nord. Ali ne se contente pas de franchir des obstacles; elle ouvre la voie à la prochaine génération d’athlètes équestres.
La naissance d’une passion
Ali se souvient de l’étincelle initiale à l’origine de sa passion : « J’étais censée aller au camp spatial », raconte-t-elle en se remémorant la fillette de six ans qu’elle était, « mais une semaine avant, alors que nous passions devant un champ de chevaux en voiture, j’ai dit à ma mère que je ne voulais plus aller au camp spatial. Je voulais aller au camp équestre. »
Sa mère a accepté, changeant les plans pour permettre à Ali de découvrir son premier environnement équestre. À partir de ce moment-là, comme le dit Ali, « ça ne s’est jamais arrêté. »
À l’âge de 8 ans, la famille a déménagé à Victoria, en Colombie-Britannique, où son parcours équestre a commencé à prendre forme. « J’ai eu la chance de tomber sur de bons entraîneurs », dit-elle avec gratitude. « J’en ai eu deux au départ et ils étaient tous les deux formidables. »
Judy Cumming et Joanne Orchard « m’ont donné de bonnes bases », dit-elle. « J’étais si petite… Elles m’ont placée dans la catégorie pony hunters – c’était mieux que de foncer n’importe comment sur un parcours de saut d’obstacles sans bases solides », ajoute-t-elle en riant.
Cette approche axée sur les bases s’est avérée inestimable au début de la carrière d’Ali et l’a incitée à s’entraîner pendant plus d’un an avec Lindy Townley, une entraîneure spécialisée en chasse et en épreuve de style. Elle est ainsi devenue une cavalière élégante et constante, se qualifiant cinq années de suite pour les finales régionales de l’Équipe équestre canadienne.
Ayant maîtrisé les aspects techniques et artistiques des épreuves de style, elle était maintenant impatiente de passer au saut d’obstacles.
« À la fin de la cinquième année, je voulais tourner la page sur les épreuves de style. Je voulais faire les épreuves avec prix en argent (stakes), celles que je savais que mon cheval pouvait gagner. » Son entraîneure lui a alors lancé un ultimatum – « Si tu gagnes la première médaille de l’Équipe équestre canadienne de l’année et te qualifies pour les épreuves régionales, tu pourras concourir en saut d’obstacles pour le reste de la saison. »
Elles se sont mises d’accord.
« À la fin de la cinquième année, je voulais tourner la page sur les épreuves de style. Je voulais faire les épreuves avec prix en argent (<em>stakes</em>), celles que je savais que mon cheval pouvait gagner. »
— Ali RamsayAthlète de haute performance de l’équipe Mad Barn
Vers de nouveaux sommets
Ali a tenu sa promesse : elle a remporté la première épreuve de qualification. Ayant obtenu l’aval de son entraîneure, Ali a consacré toute l’attention de son hongre hanovrien Alonzo à la discipline du saut d’obstacles, où il excellait déjà à 1,20 m.
Ali et Alonzo ont terminé la saison en saut d’obstacles avant de revenir, comme promis, à la compétition de la médaille de l’Équipe équestre canadienne lors des finales régionales.
En 2012, Ali a remporté à la fois les finales régionales et la finale nationale de la médaille à la Royal Agricultural Winter Fair de Toronto, une compétition prestigieuse qui met en valeur les meilleurs jeunes cavaliers d’épreuves de style au pays.
Ce n’était pas qu’une simple victoire de compétition pour la jeune athlète de 20 ans ; c’était une démonstration de son potentiel en tant que cavalière d’élite et une première étape vers une future place au sein de l’équipe canadienne.
Du rêve californien à la réalité ottavienne
Peu après sa victoire nationale, Ali a mis le cap sur la Californie. Là-bas, elle a cherché un emploi comme cavalière d’échauffement ou palefrenière sur les circuits d’hiver animés de la côte Ouest. C’est à ce moment que le destin est intervenu, propulsant Ali vers le chemin de la gloire.
Ali n’avait pas prévu reprendre un cheval à elle avant d’avoir trouvé une certaine stabilité. Toutefois, après qu’un ami ait insisté, elle a fait un essai avec Bordino, un hongre warmblood belge expérimenté. À cette époque, le propriétaire de Bordino souhaitait le faire passer du niveau Grand Prix à une catégorie d’épreuve plus modeste, avec des hauteurs moins élevées.
Ali a monté Bordino sur place au Desert International Horse Park (DIHP), un essai qui lui a également servi d’audition auprès de la célèbre cavalière canadienne Jill Henselwood, l’entraîneure du cheval. Le tout a été concluant.
Ali se rappelle s’être dit : « Wow, c’est exactement ce que je veux ! » en découvrant ce partenariat potentiel. Sa brève quête d’une vie professionnelle stable et discrète allait devoir attendre.
Comme le dit son père, avoir la chance de travailler directement avec Henselwood, une olympienne et figure emblématique du saut d’obstacles international, était une « occasion unique dans une vie ».
Ce qui devait être un simple passage pour acquérir de l’expérience sur la scène équestre en Californie est devenu un entraînement à temps plein à la ferme Juniper Farms Ltd., en périphérie d’Ottawa. Ali a déménagé d’un océan à l’autre, amenant avec elle Alonzo, Bordino et ses rêves.
S’entraîner avec une légende
À Ottawa, Ali s’est retrouvée dans un environnement d’entraînement intense et rigoureux. Entourée d’autres futures cavalières de l’équipe canadienne comme Elizabeth Gingras, Jaclyn Duff et Julia Madigan, sa carrière a pris un nouveau tournant vers de nouveaux sommets.
« C’est à ce moment-là que tout a commencé à changer », se souvient-elle.
À l’époque, Juniper Farm comptait 25 chevaux et Ali était entièrement investie, montant plusieurs chevaux par jour et s’imprégnant de tous les aspects du saut d’obstacles professionnel.
Déjà perçue comme un espoir nationale, Ali, alors âgée de 21 ans, demeurait modeste. « Quand je suis arrivée chez Jill, je ne savais même pas ce que c’était que la FEI. Je n’avais jamais eu comme objectif de sauter un Grand Prix. Mon but était simplement d’atteindre le 1,30 m, et je ne savais même pas si j’en étais capable. »
Avec l’encadrement de Henselwood ainsi que son immersion dans la culture équestre d’Ottawa, Ali a tout accueilli à bras ouverts. Son ambition s’est élargie pour englober une vision plus vaste du monde équestre et de la place qu’elle y occupait. « Au départ, ça devait durer un an… mais très tôt, j’ai réalisé que c’était ce que je voulais faire… pas seulement comme passion ou loisir, mais comme métier. »
Elle a alors ajusté sa ligne de mire vers l’avenir.
Plus Ali s’imprégnait du quotidien à Juniper, plus sa propre vision d’une vie à franchir des obstacles prenait forme. « L’expérience et l’environnement m’ont donné accès à un univers tout entier. »
« Quand je suis arrivée chez Jill, je ne savais même pas ce que c’était que la FEI. Je n’avais jamais eu comme objectif de sauter un Grand Prix. Mon but était simplement d’atteindre le 1,30 m, et je ne savais même pas si j’en étais capable. »
— Ali RamsayAthlète de haute performance de l’équipe Mad Barn
Cap sur la scène internationale
En 2015, Ali a renoncé à son statut d’amatrice lorsqu’elle a accepté un poste d’assistante entraîneure auprès de Henselwood, un rôle qu’elle a occupé pendant quatre ans.
Peu après être devenue une cavalière professionnelle, Ali a fait ses débuts avec l’équipe canadienne lors de la Coupe des Nations 2016 à Samorin, en Slovénie. Elle y a concouru avec sa jument warmblood belge Hermelien Vd Hooghoeve, née en 2007, affectueusement surnommée Maya.
Ce partenariat s’est poursuivi pendant plusieurs années alors qu’elle gravissait les échelons du classement mondial de la FEI. En 2016, le duo a participé à des compétitions 2* à 4* d’envergure à travers l’Amérique du Nord, remportant notamment des victoires au DIHP, au Centre équestre olympique de Bromont, ainsi qu’au parc équestre de Caledon, au nord de Toronto.
En 2017, Ali a représenté le Canada pour une deuxième fois à la Coupe des Nations à Coapexpan, au Mexique, une expérience patriotique qu’elle chérit profondément. « Représenter le Canada, c’est vraiment quelque chose de spécial… C’est la chose la plus géniale qu’on puisse faire ! »
Ali est reconnaissante des opportunités qu’elle a eues de représenter son pays, et elle aspire à le faire à nouveau. Toutefois, se positionner pour intégrer l’équipe nationale est une ambition qu’elle doit concilier avec d’autres priorités.
« En ce qui me concerne, ce n’est pas le seul but que j’ai en tête pour mes chevaux. Je préfère monter mon cheval dans l’épreuve qui lui convient le mieux, ou qui me convient le mieux aussi, en fait. Si ce n’est pas une épreuve de qualification pour l’équipe, ce n’est pas grave. Je ne cours pas après ça. Pour moi, le chemin vers le podium, c’est surtout une question d’être au bon endroit au bon moment. »
Photo : Kim Gaudry
La capacité d’Ali à capter les besoins de ses chevaux en temps réel, à analyser leurs capacités quotidiennement et à tirer parti de leurs forces au moment opportun a fait d’elle et de ses montures un modèle de constance. « L’an dernier a été assez incroyable ! On a participé à plusieurs très beaux concours. »
En 2024, Ali a atteint un sommet dans sa carrière : elle s’est hissée parmi les 70 meilleures cavalières au classement mondial, un accomplissement qu’elle attribue à son équipe de Ramsay Equestrian, qui la soutient dans son entraînement et la pousse à continuer de développer son talent.
La quête du succès
L’approche d’Ali, fondée sur le « bon endroit au bon moment », l’amène parfois à sortir des sentiers battus.
Lors de sa sixième et dernière saison avec Maya, Ali a continué à monter sur les podiums. Elle est très fière des efforts de sa jument. « On a terminé premières. Puis deuxièmes… On a fini troisièmes au Grand Prix d’un million de dollars. On a vécu le meilleur hiver de notre vie ! »
Leur succès hivernal en Californie semblait bien loin du spectacle du saut d’obstacles qui se déroule chaque hiver en Floride, dans des lieux comme le World Equestrian Centre à Ocala ou le Winter Equestrian Festival (WEF) à Wellington.
Sentant que le moment était venu de relever un défi sur la côte Est, Ali s’est dit : « Si je finis dans le top 6 du Grand Prix HITS à 1 million de dollars, je pars en Floride pour sauter le 5* du WEF. »
Sur ce, elle a chargé la remorque et est partie, suscitant quelques interrogations au passage. « J’arrivais ainsi, à l’aube de la 12e et dernière semaine. Ha ! Je n’étais jamais allée en Floride, encore moins à Wellington. Tout le monde me prenait pour une folle », raconte-t-elle en riant.
Au WEF, Ali et Maya se sont classées quatrièmes dans l’épreuve qualificative 5*, un résultat impressionnant vu leur parcours peu conventionnel et le niveau de compétition très relevé qui domine les dernières semaines de la saison hivernale en Floride.
Lors de la finale, Ali se souvient de l’émotion ressentie. « C’était le parcours le plus imposant qu’on ait jamais sauté. Mais c’était une de ces manches où… j’étais totalement dans ma bulle. Mon cheval et moi étions parfaitement synchronisées. J’ai sauté le parcours… et tout semblait facile. »
À 1,60 m, c’est tout un exploit.
La chute de la toute dernière barre franchie les a privées de leur objectif au WEF, mais Ali ne regrette rien de cette expérience. Ce fut aussi un moment mêlé de joie et de tristesse. Une semaine plus tard, Hermelien Vd Hooghoeve – Maya – a été vendue.
L’équitation et l’entraînement comme modèle d’affaires
La vente du cheval vedette d’Ali a été le déclencheur pour la création de Ramsay Equestrian, une entreprise d’entraînement et de vente de chevaux de saut d’obstacles de haut niveau qu’Ali possède et dirige.
« J’aime vraiment enseigner », dit-elle. « J’apprécie vraiment d’avoir une équipe de cavaliers qui poursuivent des objectifs semblables. J’aime faire partie d’un effort collectif, et je suis douée là-dedans. »
La capacité d’Ali à créer une équipe s’inspire en partie de la culture qu’elle a côtoyée en tant qu’entraîneure résidente à Juniper Farms.
« Tout le monde donnait le meilleur d’eux-mêmes… On avait tous des objectifs, et on était complètement déterminés à devenir la meilleure version de nous-mêmes, chacun à notre façon. » Dans un monde rempli de distractions, c’est une mentalité positive qu’Ali cherche à inculquer à ses élèves.
« J’aime vraiment enseigner », dit-elle. « J’apprécie vraiment d’avoir une équipe de cavaliers qui poursuivent des objectifs semblables. J’aime faire partie d’un effort collectif, et je suis douée là-dedans. »
— Ali RamsayAthlète de haute performance de l’équipe Mad Barn
Après avoir bâti sa clientèle, Ali cherche maintenant à développer son entreprise et à accueillir de nouveaux clients, en tirant le maximum du circuit FEI sur la côte Ouest durant l’hiver, tout en passant l’été sur la côte Est.
« Beaucoup de gens trouvaient ça bizarre que je fasse 45 heures de voiture chaque hiver pour traverser le continent… alors que tous les autres Ontariens partent en Floride. Mais j’adore ça. J’adore la Californie, et le concours au Desert est tout simplement extraordinaire », confie Ali.
Nutrition et performance
Qu’elle soit sur la route ou à la maison, Ali collabore avec les nutritionnistes équins de Mad Barn pour optimiser la santé et les performances de ses chevaux.
« Quand Mad Barn m’a approchée initialement, c’était génial parce que ça faisait un moment que je pensais à travailler avec un nutritionniste », explique Ali.
Depuis, la nutritionniste vétérinaire Dre Fran Rowe, de l’équipe de Mad Barn, travaille avec Ramsay Equestrian à l’élaboration de plans alimentaires complets pour leurs chevaux.
« On a simplement fait quelques petits ajustements, mais maintenant je me sens mieux informée sur l’alimentation de mes chevaux, et c’est ce que je trouve le plus important. »
— Ali RamsayAthlète de haute performance de l’équipe Mad Barn
Comme le décrit Ali : « Mad Barn est venu à l’écurie, a fait une analyse complète des régimes alimentaires et nous a conseillé sur ce qu’on devrait donner à nos chevaux. C’était super intéressant pour moi de voir chaque plan alimentaire être décortiqué. »
« Même quand j’étais en Californie, [Mad Barn] est venu me voir et a prélevé un échantillon de notre foin sur place. Fran m’a communiqué les résultats de l’analyse. Il s’avère que notre foin là-bas est assez riche en fer, donc elle m’a recommandé le produit 3:1 Zinc Copper, que je viens tout juste d’acheter. »
En plus du service personnalisé, Ali apprécie l’approche complète de Mad Barn en matière de nutrition axée sur la performance. Elle raconte comment Fran et son équipe ont aidé deux de ses chevaux de compétition, Bonita et Conrado :
« Bonita a eu une colique l’an dernier. Lorsqu’elle a subi un examen, on a vu qu’elle avait des ulcères… On lui a donné un traitement complet avec GastroGuard® et on a ensuite poursuivi avec le produitVisceral+. »
« Pendant ce temps, mon autre cheval Conrado, qui est plus nerveux, présentait plus de signes d’ulcères que Bonita, alors je me suis dit que tant qu’à y être, on devrait traiter ce cheval-là aussi. »
« On lui a donc également donné GastroGuard® avec le Visceral+, et il a eu l’année la plus incroyable de sa vie ! Il s’est classé dans le top trois de chaque Grand Prix dans lequel il a concouru par la suite, tout l’hiver. »
Championne canadienne de saut d’obstacles
En 2022, Ali a remporté le Championnat canadien de saut d’obstacles au Royal, le plus prestigieux événement équestre intérieur du pays.
« C’était une expérience tellement formidable ! », s’exclame Ali. « Toute ma famille était là. Mes parents, ma tante et mon oncle, toute ma famille équestre… Tout le monde était fébrile ! »
Remporter le titre national devant ses partisans canadiens a été un moment fort pour Ali. « Surtout avec cette jument, Bonita. Je l’ai depuis qu’elle a six ans. Cette jument compte plus que tout pour moi », confie Ali.
Ali se remémore l’achat de Bonita Vh Keizershof Z, une jument Zangersheide de 16 mains née en 2011. À l’époque, certains pensaient qu’elle était encore trop inexpérimentée pour Ali et que ce cheval serait trop petit pour le Grand Prix.
Toutefois, Ali a senti une bonne connexion avec Bonita et a choisi d’ignorer les sceptiques, pourtant bien intentionnés. Elle a suivi son instinct et sa devise : « le bon endroit au bon moment ». Elle a pris la décision qui lui convenait et, en fin de compte, qui convenait aussi à Bonita.
« C’est le cheval le plus exceptionnel qui soit, le meilleur que j’ai jamais eu », affirme Ali.
Photo : Kim GaudryL’équilibre d’une athlète d’élite
Ali reconnaît qu’il est parfois difficile de tout donner à son entreprise tout en maintenant son classement mondial et ses nombreux engagements en ce qui a trait aux déplacements liés aux concours.
« Je ne sais pas vraiment si c’est possible de faire les deux », admet-elle, faisant allusion aux compromis sous-jacents que doivent gérer les cavaliers-entraîneurs de haut niveau.
Cependant, Ali a une vision et les moyens de faire croître son entreprise tout en poursuivant son développement comme cavalière. Son objectif est de rester au sommet avec ses chevaux et de positionner Ramsay Equestrian comme une entreprise de premier plan d’entraînement et de vente de chevaux, desservant les cavaliers de façon saisonnière sur les côtes est et ouest.
Pour cette saison, Ali a la chance d’avoir « deux chevaux numéro un », dit-elle en riant. Gardez l’œil sur Conrado 12, son hongre warmblood né en 2013, qui rejoindra Bonita dans les épreuves 5* cette année.
Verrons-nous Ali représenter le Canada à une Coupe des Nations, aux Jeux panaméricains ou même aux Jeux olympiques bientôt ?
« C’est toujours un objectif dans ma ligne de mire », reconnaît Ali. « Si mon cheval et moi sommes prêts, et que c’est le bon moment, j’espère qu’en effet les planètes s’aligneront. »
Les Jeux de 2028 sont encore loin, mais l’étincelle initiale qui a animé Ali continue de briller et ne montre aucun signe d’essoufflement. Même si le camp spatial n’a jamais fonctionné, l’étoile d’Ali Ramsay brille de mille feux, éclairant sa route pour de nombreuses années à venir.











