Il est important pour tout propriétaire ou soigneur de chevaux de comprendre les risques liés aux affections gastro-intestinales équines. De l’invagination intestinale aux lipomes causant une obstruction étranglée, ces affections potentiellement mortelles peuvent provoquer des symptômes soudains et graves de colique nécessitant une intervention vétérinaire immédiate.

Le guide qui suit présente en détail six pathologies intestinales sérieuses chez les chevaux : l’invagination, les entérolithes, les lipomes causant une obstruction étranglée, le volvulus, les hernies et les accrochements. Nous examinerons la nature de chacune de ces affections, leur impact sur la santé de votre cheval, les symptômes à surveiller, ainsi que les options de traitement disponibles.

En connaissant les risques et en identifiant les signes avant-coureurs, vous pouvez prendre des mesures proactives pour offrir les soins nécessaires à votre cheval et ainsi éviter que ces problèmes ne mettent sa vie en danger.

Que vous soyez un cavalier expérimenté ou un nouveau propriétaire de cheval, cette liste complète vous aidera à protéger la santé de votre cheval.

Affections gastro-intestinales chez les chevaux

Le système gastro-intestinal (GI) de votre cheval joue un rôle clé dans le maintien de sa santé générale. Le système digestif ne se contente pas de transformer les aliments et d’absorber les nutriments : il constitue également une barrière de première ligne contre les agents pathogènes et abrite une partie importante du système immunitaire.

Toutefois, en raison de leur anatomie digestive complexe et sensible, les chevaux sont particulièrement vulnérables à des affections gastro-intestinales graves, la plus connue étant bien sûr les coliques. Le terme colique est utilisé pour désigner une douleur abdominale chez le cheval, qui peut découler de divers problèmes gastro-intestinaux comme une accumulation de gaz, une obstruction ou une torsion intestinale.

Les coliques sont l’une des principales causes de mortalité chez les chevaux adultes. De plus, elles représentent l’un des motifs les plus fréquents d’intervention vétérinaire équine. [1][2] Des études indiquent que les coliques seraient responsables de plus du quart des décès de chevaux dans certaines populations. [3]

Les coliques peuvent rapidement mettre la vie des chevaux en danger en raison de plusieurs caractéristiques propres à l’anatomie digestive de l’animal : [2]

  • Anatomie gastro-intestinale complexe : le tube digestif du cheval est long et complexe, avec de nombreux virages qui augmentent les risques d’obstructions, de déplacements ou de torsions.
  • Mobilité dans la cavité abdominale : de nombreuses structures gastro-intestinales flottent librement dans la cavité abdominale, ce qui les rend susceptibles de se déplacer ou de se tordre lors d’activités normales comme l’exercice.
  • Fermentation de l’intestin postérieur : chez les chevaux, le processus de digestion implique une fermentation dans l’intestin postérieur, c’est-à-dire que la fermentation de leur principale source d’énergie, les fourrages fibreux, dépend du microbiome diversifié qu’on retrouve dans leur intestin postérieur. Ce processus génère des gaz, et toute perturbation, comme un changement alimentaire soudain, peut provoquer une accumulation excessive de gaz, une inflammation ou des troubles de motilité.
  • Incapacité à vomir : contrairement à d’autres espèces, les chevaux ne peuvent pas vomir, ce qui les empêche d’évacuer la pression causée par les gaz ou les obstructions. Ainsi, même des troubles digestifs mineurs peuvent devenir potentiellement mortels.
  • Grande sensibilité aux changements : les chevaux sont très sensibles aux changements de régime alimentaire, d’apport en eau, d’horaire de repas, d’environnement ou de routine. Un changement brusque peut entraîner du stress, perturber le microbiome intestinal et favoriser l’apparition de problèmes comme les coliques ou l’acidose de l’intestin postérieur.
  • Perturbation du comportement naturel de pâturage : à l’état sauvage, les chevaux paissent de manière continue, ce qui signifie que leur système digestif gère constamment de petites quantités de fourrage. Les pratiques alimentaires domestiques, telles que l’utilisation de moulées à base de céréales et la distribution de repas volumineux et peu fréquents, peuvent perturber cet équilibre et entraîner des ulcères gastriques ou des obstructions.

Signes de problèmes digestifs

En cas de problème gastro-intestinal, un diagnostic et une intervention vétérinaire rapides améliorent considérablement le pronostic chez les chevaux atteints, même lorsque les symptômes paraissent bénins ou intermittents.

Les chevaux sont naturellement stoïques; il est donc possible qu’ils ne présentent que des signes subtils d’inconfort, même en présence d’une douleur intense. De plus, certaines pathologies débutant par des symptômes modérés peuvent rapidement devenir des urgences potentiellement mortelles.

Lorsqu’un cheval ressent un inconfort gastro-intestinal ou une douleur abdominale, il peut présenter les comportements suivants : [2][4][5]

  • Une léthargie
  • De l’agitation
  • Un cheval qui se retourne pour regarder ses flancs
  • Des grincements de dents
  • Des postures inhabituelles, comme la position assise du chien, accroupie ou étirée
  • La lèvre supérieure retroussée (réflexe de Flehmen)
  • Un cheval qui gratte le sol avec les antérieurs
  • Des contractions de l’abdomen
  • Des coups de pied dans l’abdomen
  • Un décubitus (cheval qui s’allonge au sol)
  • Un cheval qui se roule

Outre des changements de comportement, les chevaux peuvent présenter des symptômes physiques de détresse gastro-intestinale que les propriétaires peuvent reconnaître, notamment :[2][6][7][8]

  • Une diminution des bruits intestinaux
  • Une augmentation de la fréquence respiratoire
  • Une transpiration
  • Des ballonnements
  • Des changements dans la couleur des gencives
  • Une fréquence cardiaque élevée

La colique est difficile à diagnostiquer, car elle peut découler de nombreuses causes différentes et ne représente pas le signe précis d’une affection spécifique. Par conséquent, une chirurgie exploratoire est souvent nécessaire pour en déterminer la cause sous-jacente.

Anatomie gastro-intestinale

Avant d’explorer les affections intestinales courantes chez les chevaux, il est essentiel que les propriétaires et les soigneurs connaissent les caractéristiques de base du système digestif équin. Ces connaissances permettent de mieux comprendre pourquoi les problèmes gastro-intestinaux surviennent et nécessitent souvent une intervention chirurgicale pour être diagnostiqués.

Le système digestif du cheval peut être divisé en deux parties: l’intestin antérieur et l’intestin postérieur, chacun jouant un rôle distinct dans la digestion et l’absorption des nutriments.

L’intestin antérieur est responsable de la digestion enzymatique des aliments et comprend les structures suivantes : [2][9]

  • La bouche et l’œsophage : la mastication amorce la digestion en décomposant les aliments en particules plus petites et en les mélangeant à la salive, ce qui facilite leur passage dans l’œsophage. Les chevaux ne peuvent pas régurgiter, ce qui augmente les risques d’obstruction ou d’étouffement.
  • L’estomac : il s’agit d’un organe relativement petit qui transforme les aliments pendant 15 à 30 minutes seulement. L’estomac du cheval comporte deux parties distinctes : la partie supérieure non glandulaire, qui est dépourvue de muqueuse protectrice et est sujette aux ulcères gastriques, et la partie inférieure glandulaire, qui produit l’acide gastrique et les enzymes nécessaires au début de la dégradation des aliments.
  • L’intestin grêle : le principal site d’absorption des protéines, des lipides et des glucides hydrolysables. Cette section dépend des enzymes et de la bile, sécrétées en continu chez le cheval, qui ne possède pas de vésicule biliaire.

L’intestin postérieur est responsable de la fermentation microbienne où les fibres issues du fourrage sont décomposées dans le cæcum et le côlon pour produire de l’énergie. Les principales structures de l’intestin postérieur comprennent : [2][9][10]

  • Le cæcum : il s’agit d’une grande chambre de fermentation abritant une population microbienne diversifiée. Les perturbations qui surviennent dans cette région, comme les changements alimentaires brusques, peuvent entraîner une accumulation de gaz, une acidose de l’intestin postérieur ou des coliques.
  • Le gros côlon : le gros côlon poursuit la fermentation et absorbe l’eau et les électrolytes. Sa longue structure sinueuse augmente le risque d’obstructions et de déplacements.
  • Le petit côlon et le rectum : ces sections sont responsables de la formation et de l’expulsion des matières fécales.

D’autres structures peuvent également être impliquées dans les troubles gastro-intestinaux équins sévères, notamment : [11][12][13][14][15]

  • Le mésentère : un tissu mince en forme d’éventail qui maintient l’intestin grêle en place de manière lâche et lui assure l’apport en vaisseaux sanguins et en nerfs
  • L’épiploon : une large membrane graisseuse qui recouvre et protège les organes abdominaux. Il emmagasine également des graisses, joue un rôle dans la fonction immunitaire et sert de voie de passage aux vaisseaux sanguins et aux nerfs

Les 6 affections gastro-intestinales équines les plus graves

De nombreuses affections équines peuvent toucher le tube digestif ou se manifester principalement par une colique (douleur abdominale). Toutefois, certaines pathologies sont particulièrement graves et mettent la vie du cheval en danger, nécessitant une intervention vétérinaire immédiate.

Voici six des affections gastro-intestinales les plus graves chez le cheval :

  • L’invagination
  • Les entérolithes
  • Les lipomes causant une obstruction étranglée
  • Le volvulus
  • Les hernies
  • L’accrochement

Savoir repérer les signes qui justifient l’intervention d’un vétérinaire est une compétence essentielle pour tous les propriétaires et soigneurs de chevaux, car une action rapide peut faire la différence entre la guérison et une urgence potentiellement mortelle.

1. Invagination intestinale

L’invagination intestinale se produit lorsqu’un segment de l’intestin du cheval s’invagine (s’enchâsse) à l’intérieur d’un segment adjacent, provoquant une obstruction et une altération de la circulation sanguine. [16][17][18][19][20]

La partie de l’intestin qui se replie sur une autre est appelée le segment invaginé, tandis que la partie dans laquelle le segment supérieur adjacent s’invagine est nommée segment invaginant. Ce processus de repliement est appelé invagination ou intussusception.[16][21]

Certains cas d’invagination intestinale sont légers et peuvent se résoudre d’eux-mêmes sans intervention. Dans les cas plus graves, cette affection peut entraîner des obstructions intestinales et une perturbation de la circulation sanguine. [15][18]

L’apport sanguin au tube digestif est assuré par des vaisseaux qui traversent le mésentère. Lors d’une invagination, une partie du mésentère peut être aspirée dans l’intestin, provoquant une constriction de ces vaisseaux. Si la constriction est sévère ou prolongée, elle peut bloquer l’apport en oxygène et en nutriments, entraînant un gonflement, des adhérences et la mort des tissus. [16]

Symptômes

Les chevaux atteints d’invagination intestinale présentent généralement des signes de coliques allant de légers et intermittents à sévères. [16] En plus des coliques, les symptômes de l’invagination peuvent inclure : [2][16]

Facteurs de risque

L’invagination intestinale est une affection peu fréquente chez les chevaux. [16][18] Les chevaux de tous âges peuvent en être atteints, mais elle touche principalement les jeunes chevaux, en particulier les poulains sevrés souffrant d’une infestation de ténias. [2][16][20] Chez les chevaux adultes, l’atteinte concerne plus souvent le gros intestin. [22]

De manière générale, les facteurs de risque d’invagination intestinale comprennent : [2][16][18][22]

Causes

Les causes de l’invagination intestinale chez les chevaux sont encore mal comprises. [15] On observe toutefois une forte corrélation entre cette pathologie et une infestation parasitaire, en particulier chez les jeunes chevaux. [21]

Dans certains cas, le diagnostic d’invagination ne peut être confirmé que par un examen post-mortem. [16][22]

Traitement

Le traitement principal de l’invagination est la chirurgie, qui consiste à démêler les intestins et à rétablir une circulation sanguine normale. Dans les cas légers, l’intervention peut se limiter à redresser la portion affectée de l’intestin. [16][22]

En cas de nécrose, d’adhérences ou d’une privation sévère d’oxygène, la chirurgie peut consister en l’ablation de la section endommagée de l’intestin ou la création d’une anastomose pour rétablir la fonction digestive. [16][19]

Pronostic

Le pronostic pour un cheval atteint d’invagination intestinale varie de favorable à réservé en fonction de plusieurs facteurs. Parmi ces facteurs, on peut citer : [16]

  • La portion de l’intestin touchée (intestin grêle ou gros intestin)
  • L’état de santé général du cheval avant l’apparition de la pathologie
  • La rapidité de l’intervention chirurgicale
  • La possibilité de redresser manuellement l’intestin ou la nécessité d’une résection

Prévention

Les mesures préventives contre l’invagination intestinale sont limitées en raison des causes encore mal connues. Toutefois, certaines stratégies peuvent aider à réduire le risque, notamment : [2][16]

  • Introduire tout changement alimentaire de façon progressive
  • Suivre des pratiques de gestion optimales pour prévenir les ulcères
  • Offrir suffisamment de temps d’exercice et de sorties à l’extérieur en liberté
  • Encourager les interactions sociales entre chevaux
  • Surveiller attentivement les chevaux après une chirurgie abdominale
  • Utiliser les vermifuges appropriés sous supervision vétérinaire

2. Entérolithes

Les entérolithes sont des masses minérales ou calcifications, communément appelées « calculs », qui se forment dans le tube digestif du cheval. Le terme médical pour désigner cette affection est entérolithiase. [23]

Les entérolithes sont reconnus depuis longtemps comme une cause de coliques chez les chevaux, avec des cas documentés dès les années 1800. [23] Plus récemment, les cas signalés sont moins fréquents, bien que certaines régions, comme le sud-ouest des États-Unis, sont liés à une prévalence plus élevée de cette pathologie. [23]

Symptômes

Dans certains cas, des calculs peuvent être présents dans le système digestif du cheval sans provoquer de symptômes. Si le calcul obstrue partiellement ou complètement l’intestin, le cheval peut présenter des signes de coliques accompagnés des symptômes suivants : [23][24][25]

Facteurs de risque

Divers facteurs augmentent le risque de formation de calculs intestinaux chez les chevaux, notamment : [6][24][26]

  • Des niveaux élevés de luzerne dans l’alimentation
  • Le confinement au box et l’absence de pâturage
  • Un régime alimentaire contenant du son
  • Une prédisposition raciale, surtout chez les Arabes les croisements d’Arabes, les Morgans et les Appaloosas
  • L’âge du cheval, les chevaux d’âge moyen et les chevaux âgés étant plus à risque
  • Un climat chaud et sec
  • Une eau dure riche en minéraux
  • Un excès de magnésium, de phosphore ou d’azote dans l’alimentation
  • Un pH élevé (alcalinité) du contenu colique
  • Un temps de transit prolongé dans le côlon dorsal droit (hypomotilité)

Causes

Le mécanisme exact de formation des calculs intestinaux reste mal compris. En général, les calculs se développent autour de corps étrangers tels que de la ficelle, des aliments non digérés, du mucus, des pierres, du sable ou des poils ingérés par le cheval. Ce corps étranger, appelé le foyer (aussi appelé nidus), se recouvre graduellement de couches de minéraux. [27]

Les petits calculs ne provoquent habituellement aucun signe clinique ni trouble grave et traversent le système digestif avant d’être excrétés dans les matières fécales. Cependant, les calculs plus gros peuvent se loger dans des zones où les intestins se courbent ou se rétrécissent, causant ainsi une obstruction. [25]

Traitement

Les petits entérolithes qui traversent la partie inférieure de l’intestin postérieur n’ont généralement pas besoin d’être traités. En revanche, pour les entérolithes qui causent une obstruction, une intervention chirurgicale est nécessaire afin de retirer le ou les calculs ainsi que les tissus morts ou endommagés. [23]

Pronostic

Le pronostic des chevaux ayant besoin d’une chirurgie pour retirer les calculs intestinaux varie de favorable à bon. [23] Le pronostic est plus réservé lorsque l’intestin est endommagé ou si les calculs se trouvent dans le petit côlon. [25]

Prévention

La prévention des entérolithes consiste à éviter les facteurs qui favorisent leur formation. Les principales stratégies incluent : [23][28]

  • Limiter l’apport en luzerne
  • Ajouter du vinaigre de cidre de pomme à la ration
  • Offrir un accès au pâturage
  • Ajouter du psyllium à l’alimentation
  • Offrir des opportunités d’exercice régulier
  • Éviter le blé et le son de riz
  • Fournir de l’eau propre et fraîche en quantité suffisante
  • Offrir du sel à volonté
  • Faire analyser la qualité de l’eau et adoucir l’eau dure
  • Utiliser des mangeoires surélevées pour éviter l’ingestion de corps étrangers comme le sable et le gravier

3. Lipome causant une obstruction étranglée

Un lipome causant une obstruction étranglée est une tumeur graisseuse attachée à l’intestin par un long filament fin de tissu, qui peut s’enrouler autour d’une section du tube digestif, coupant ainsi son apport sanguin et provoquant une obstruction potentiellement mortelle. [29]

Les lipomes se forment dans le mésentère, où une accumulation de graisse se développe entre les couches de tissu. [29][30] Avec le temps, le tissu environnant s’étire pour former un pédicule (structure en forme de tige), permettant au lipome de se déplacer librement dans la cavité abdominale. [30]

Les lipomes sont fréquents chez plusieurs espèces, particulièrement avec l’âge. Bien que ces tumeurs soient habituellement bénignes, elles représentent un risque sérieux pour les chevaux si elles deviennent pédiculées et s’enroulent autour des structures du tube digestif.

Symptômes

En plus de coliques légères à sévères, les chevaux atteints de lipomes peuvent présenter les symptômes suivants : [31][32]

  • Un abdomen distendu
  • De la fatigue
  • Des signes de déshydratation tels que les yeux enfoncés et les gencives sèches
  • Une augmentation de la fréquence cardiaque
  • Une diminution ou une absence de bruits gastriques (borborygmes)

Facteurs de risque

Certains chevaux présentent un risque accru de développer des lipomes causant une obstruction étranglée. Cette affection est plus susceptible de survenir si le cheval est : [30][31][32][33]

Les races les plus susceptibles de développer cette pathologie comprennent : [34]

Causes

Les causes exactes des lipomes provoquant une obstruction étranglée ne sont pas encore entièrement comprises. [34]

Certains lipomes restent en place dans le mésentère, tandis que d’autres développent un pédicule (également appelé tige ou pédoncule). Toutefois, ce ne sont pas tous les lipomes pédiculés qui perturbent les structures environnantes. Certains se déplacent dans la cavité abdominale sans causer de dommages. [30]

La probabilité qu’un lipome pédiculé s’emmêle avec une autre structure dépend de plusieurs facteurs, notamment : [30]

  • La longueur du pédicule
  • Le poids du lipome
  • L’emplacement du lipome pédiculé

Traitement

Le traitement d’un lipome causant une obstruction étranglée implique une chirurgie d’urgence visant à démêler l’intestin et à rétablir la circulation sanguine. [35][36] Si la portion d’intestin touchée est endommagée ou nécrosée en raison d’un apport sanguin insuffisant, elle devra être retirée, puis les segments sains seront raccordés (résection et anastomose). [15]

Une intervention chirurgicale rapide est cruciale pour prévenir les complications et améliorer les chances de guérison du cheval.

Pronostic

Le pronostic pour les chevaux atteints de lipomes causant une obstruction étranglée est réservé. [34] Cependant, le pronostic s’améliore si l’étranglement n’a pas causé de nécrose des tissus. [15]

Prévention

Étant donné que les causes des lipomes ne sont pas entièrement comprises, les stratégies préventives sont limitées.

Il est recommandé de favoriser une bonne forme physique chez votre cheval en lui offrant une alimentation équilibrée à base de fourrages, des vaccins réguliers, un programme de vermifugation approprié, des soins dentaires réguliers et en vous assurant qu’il conserve un poids santé.

4. Volvulus

Le volvulus est une affection gastro-intestinale grave et potentiellement mortelle caractérisée par une torsion des structures du tube digestif à l’intérieur de la cavité abdominale du cheval, ce qui peut interrompre la circulation sanguine et bloquer le passage du contenu digestif.

Chez les chevaux, le volvulus touche le plus souvent l’intestin grêle. Plus rarement, il peut affecter le gros intestin. Le volvulus gastrique (de l’estomac) est extrêmement rare.

Volvulus de l’intestin grêle

Le volvulus de l’intestin grêle se produit lorsque l’intestin grêle s’enroule autour de la racine du mésentère (le tissu qui soutient et nourrit les intestins). [2][15][36]

Il s’agit d’une pathologie potentiellement mortelle qui nécessite une intervention vétérinaire immédiate. La torsion de l’intestin grêle peut compromettre la circulation sanguine et entraîner la mort des tissus dans les segments de l’intestin qui sont touchés. [2][15]

Symptômes

En plus de signes de coliques modérées à sévères, les chevaux souffrant d’un volvulus de l’intestin grêle présentent également une distension abdominale. [2][15]

Facteurs de risque

Tous les chevaux, peu importe leur race, leur sexe et leur âge, sont à risque de développer un volvulus de l’intestin grêle. D’autres facteurs de risque comprennent : [2][36]

  • Une participation récente à des sports d’endurance
  • Des antécédents récents de baignade
  • Un historique récent de gastroscopie
  • Un régime alimentaire composé de repas volumineux et riches en céréales
  • La déshydratation

Causes

Les causes exactes du volvulus de l’intestin grêle ne sont pas entièrement comprises. Parmi les facteurs contributifs possibles, on retrouve : [13][15][19][36]

  • Les problèmes de santé affectant la motilité intestinale
  • L’obstruction intestinale
  • Les maladies gastro-intestinales sous-jacentes
  • Les activités qui provoquent des secousses au niveau de l’abdomen, comme la natation ou les courses
  • Des changements au niveau des habitudes alimentaires, y compris le sevrage

Traitement

Le traitement du volvulus de l’intestin grêle est chirurgical. Dans les cas légers, l’intestin peut être détordu manuellement.

Dans les cas plus graves où l’apport sanguin est interrompu, entraînant la mort des tissus, les parties endommagées ou nécrosées doivent être retirées, et une portion de l’intestin doit être réséquée puis rattachée. [15]

Pronostic

Le pronostic pour les chevaux atteints de volvulus de l’intestin grêle est variable et dépend de l’étendue de la portion intestinale touchée et de la gravité des lésions tissulaires. [15]

Prévention

Bien qu’il n’existe pas de méthode prouvée pour prévenir le volvulus de l’intestin grêle, le maintien d’un système digestif sain grâce à de bonnes pratiques alimentaires, une nutrition équilibrée et une hydratation adéquate peut contribuer à réduire les risques.

Volvulus du gros intestin

Le volvulus du gros côlon est une affection potentiellement mortelle dans laquelle le côlon dorsal et le côlon ventral se tordent sur eux-mêmes, comprimant l’apport sanguin et entraînant une accumulation de gaz et de contenu alimentaire dans le tube digestif. [37]

Sans intervention rapide, l’interruption de la circulation sanguine vers le côlon peut entraîner des lésions tissulaires graves et de la nécrose. Les chevaux présentant des signes de volvulus du gros côlon ont besoin de soins vétérinaires d’urgence.

Symptômes

Certains chevaux atteints de volvulus du gros côlon présentent de légers symptômes de colique pendant un jour ou plus, avant que la douleur ne s’intensifie soudainement. Dans d’autres cas, cette pathologie se manifeste par une douleur soudaine et incontrôlable qui ne s’atténue pas, même avec l’administration de médicaments analgésiques. [15]

Dans certains cas, le côlon est fortement distendu, comprimant les poumons et le diaphragme. Cela peut entraîner des symptômes cardiovasculaires, notamment : [2][15]

  • Une respiration rapide
  • Un changement de la couleur des gencives
  • De la toux
  • Une fréquence cardiaque rapide ou irrégulière
  • Une faiblesse
  • Un effondrement

Facteurs de risque

Le volvulus du gros côlon survient le plus souvent chez : [2][15]

  • Les chevaux ayant récemment subi des changements alimentaires
  • Les juments poulinières et les chevaux ayant récemment pouliné
  • Les chevaux ayant récemment eu accès à des pâturages riches

Causes

Les causes du volvulus du gros côlon ne sont pas encore pleinement caractérisées, mais pourraient être liées à une accumulation excessive de gaz. Cette accumulation peut découler d’une consommation excessive d’amidon ou de glucides hydrolysables provenant de pâturages riches, de céréales ou d’aliments sucrés. [2]

Ces diverses situations perturbent les microorganismes intestinaux responsables de la digestion, entraînant une fermentation excessive. Cette fermentation rapide peut provoquer une accumulation de gaz plus rapide que la capacité du cheval à l’expulser. [2]

Parmi les autres facteurs contribuant à cette accumulation de gaz, on retrouve : [38]

Traitement

Le traitement du volvulus du gros côlon est chirurgical. Lors de l’intervention, le côlon est repositionné manuellement afin de rétablir sa fonction normale. Si la circulation sanguine a été interrompue trop longtemps, il peut être nécessaire de retirer les tissus endommagés ou morts, ou de réséquer une portion du gros intestin. [2][37]

Pronostic

Le volvulus du gros côlon est une affection grave avec un pronostic réservé. [15][37]

Prévention

Bien qu’il n’existe pas de mesures éprouvées pour prévenir le volvulus du gros côlon, des changements alimentaires progressifs ainsi qu’une alimentation à base de fourrage peuvent aider à maîtriser la production de gaz, réduisant ainsi les risques de déplacement.

5. Hernies scrotales

Les testicules de l’étalon sont suspendus à l’extérieur du corps et reliés par le cordon spermatique, qui traverse le canal inguinal pour rejoindre l’abdomen. Ce canal est composé de l’anneau inguinal externe et de l’anneau vaginal (inguinal interne), contenus dans une fine membrane protectrice appelée la tunique vaginale.

Une hernie scrotale survient lorsque l’intestin sort de l’abdomen par le canal inguinal, formant une protubérance visible. Le canal inguinal est un passage reliant l’abdomen au scrotum. Si les tissus ne dépassent pas le canal inguinal, on parle d’une hernie inguinale. Si les tissus traversent complètement le canal inguinal pour descendre dans le scrotum, il s’agit d’une hernie scrotale. [2][15][39]

Cette affection peut être :

  • Congénitale : présente à la naissance, souvent moins grave et plus facile à gérer. [2][15]
  • Acquise : généralement observée chez les chevaux adultes, notamment après des interventions comme la castration, elle comporte un risque plus élevé de complications. [39][40]

Si la hernie obstrue la circulation sanguine vers l’intestin ou les testicules, cela peut provoquer un étranglement, entraînant la mort des tissus et mettant la vie du cheval en danger. Les chevaux soupçonnés de souffrir d’une hernie scrotale doivent recevoir immédiatement des soins vétérinaires, même en l’absence de signes d’étranglement, car la situation peut dégénérer rapidement.

Symptômes

Outre des coliques modérées à sévères, les symptômes d’une hernie scrotale chez le cheval comprennent : [2][15]

  • Un prépuce (peau entourant le pénis) enflé
  • Un scrotum enflé
  • Un scrotum ferme, froid et douloureux

Bien qu’une hernie scrotale congénitale soit généralement bénigne et se résorbe d’elle-même sans complication, un étranglement peut survenir. D’autres symptômes peuvent apparaître dans les rares cas où un étranglement ou une rupture de l’intestin se produit chez un poulain, tels que : [2][15]

  • Une léthargie
  • Une peau du scrotum moite et froide
  • Une enflure du prépuce et du scrotum

Facteurs de risque

Les hernies scrotales sont plus fréquentes chez les hongres peu après la castration. [2][40][41] Les hernies inguinales sont extrêmement rares chez les juments. [2][42]

Certaines races présentent un risque plus élevé de hernie scrotale. Parmi elles, on retrouve : [2][15][40][43]

Causes

Les causes des hernies scrotales restent encore à déterminer, bien que des facteurs génétiques puissent jouer un rôle. [43]

Voici quelques explications possibles : [2][15][43]

  • Variations de la pression intra-abdominale dues à l’exercice
  • Différences morphologiques des structures impliquées
  • Déplacement de l’intestin pendant l’accouplement ou l’exercice

Diagnostic

La hernie inguinale est l’une des rares affections de cette liste pouvant être diagnostiquée sans chirurgie exploratoire. Les outils diagnostiques suivants sont généralement suffisants pour l’évaluation : [2][28]

  • Examen physique
  • Palpation rectale
  • Échographie

Traitement

Le traitement des hernies scrotales consiste en une réduction chirurgicale, réalisée sous anesthésie générale. Le chirurgien pratique une incision au-dessus de la hernie, replace délicatement les intestins, puis referme le point d’accès et la plaie chirurgicale.

Pronostic

Le pronostic des chevaux atteints d’une hernie inguinale est bon si l’intestin peut être replacé manuellement. [44] Les chevaux ayant besoin d’une intervention chirurgicale ont un pronostic moyen à réservé. [2][15]

Prévention

Il est difficile de prévenir les hernies inguinales, car leurs causes exactes ne sont pas encore bien comprises. Chez les chevaux castrés, la prévention dépend en grande partie de la technique utilisée lors de la castration. [2]

6. Accrochements

Les accrochements sont semblables aux hernies en ce sens qu’ils impliquent une protrusion des intestins à travers d’autres structures, où ils peuvent se coincer et éventuellement interrompre l’apport sanguin. Les deux formes les plus graves sont les accrochements dans une déchirure mésentérique et les accrochements dans le foramen épiploïque.

Accrochement dans une déchirure mésentérique

Les déchirures mésentériques surviennent lorsqu’une portion de l’intestin grêle est piégée dans un trou ou une déchirure du mésentère, une structure en forme d’éventail qui soutient et irrigue le tractus gastro-intestinal. Ces ouvertures peuvent se former spontanément ou à la suite d’un traumatisme. [2][44]

Symptômes

En plus de coliques sévères et persistantes, un cheval souffrant de ce type d’accrochement peut présenter les signes suivants : [2][15]

  • Des signes de choc comme des gencives pâles, un pouls faible et des extrémités froides
  • L’absence ou la diminution des bruits intestinaux
  • Un abdomen distendu
  • Une diminution de la production d’excréments

Facteurs de risque

Les accrochements dans une déchirure mésentérique sont plus susceptibles de survenir chez les juments, en particulier les poulinières. Cela est dû aux mouvements du poulain avant et pendant la mise bas. [2][44]

Causes

Les causes des accrochements dans une déchirure mésentérique ne sont pas encore entièrement comprises, mais sont liées au caractère mobile et flexible de l’intestin grêle du cheval, ainsi qu’à la présence de trous ou de déchirures dans le mésentère. [2]

Les déchirures mésentériques peuvent être congénitales ou se développer à la suite d’un traumatisme. Les lésions associées peuvent résulter de : [2][44]

  • Une obstruction gastrique
  • Des parasites
  • Des tératomes (tumeurs contenant des poils, des muscles ou d’autres tissus non digestifs)
  • Des bandes mésodiverticulaires (bande de tissu reliant l’intestin au mésentère)

Traitement

Le traitement pour un accrochement dans une déchirure mésentérique est chirurgical. Dans les cas légers, l’intestin est retiré manuellement de la déchirure du mésentère. Dans les cas graves, l’ablation des tissus morts ou endommagés est nécessaire. Dans les cas extrêmes, une portion de l’intestin doit être réséquée et les extrémités rattachées. [44]

Pronostic

Le pronostic pour les chevaux présentant cette affection est réservé. Pour les chevaux qui survivent à la chirurgie, le pronostic s’améliore grandement. [2] Les juments qui survivent à l’intervention chirurgicale ont un taux de succès élevé lors des mises bas ultérieures. [44]

Prévention

Les mesures préventives spécifiques à l’égard de l’accrochement dans une déchirure mésentérique ne sont pas bien établies. Une alimentation équilibrée à base de fourrages, associée à un apport suffisant en sel et en eau, contribue à soutenir la santé digestive générale. Ces facteurs pourraient diminuer le risque d’un tel problème gastro-intestinal.

Accrochement du foramen épiploïque

L’accrochement du foramen épiploïque est une affection où une partie de l’intestin grêle se retrouve coincée dans le foramen épiploïque. Le foramen est une ouverture naturelle dans l’épiploon, une membrane graisseuse qui protège les organes abdominaux. [11][12][13]

Symptômes

Outre les signes de coliques sévères et persistants, les chevaux présentant un accrochement du foramen épiploïque peuvent également présenter les signes suivants : [2][15]

  • Un changement de la couleur des gencives
  • Une diminution des bruits intestinaux
  • Un abdomen distendu
  • Du reflux gastrique
  • Une diminution de la production d’excréments

Facteurs de risque

Les facteurs de risque d’accrochement du foramen épiploïque chez les chevaux comprennent : [2][12][14][15][16]

  • Le tic à l’air
  • Le tic à l’appui
  • Une taille supérieure à la moyenne
  • Les Pur-sang et croisements de Pur-sang
  • Des antécédents de chirurgie pour une colique au cours de la dernière année
  • Une augmentation du temps passé au box au cours du mois précédent
  • Un comportement réactif ou anxieux

Causes

Les causes de l’accrochement du foramen épiploïque ne sont pas encore entièrement comprises. Les facteurs suivants sont soupçonnés d’y contribuer : [12]

  • Les mouvements du diaphragme, du foie et de la paroi abdominale lors d’exercices intenses
  • Les différences de pression intra-abdominale causées par le tic à l’appui
  • La morphologie du foramen

Traitement

Le traitement de l’accrochement du foramen épiploïque est chirurgical. Dans les cas légers, l’intestin est retiré manuellement du foramen. Dans les cas plus graves, il faut retirer les tissus morts ou endommagés, ou encore réséquer une portion de l’intestin et rattacher les extrémités. [2][15]

Pronostic

Le pronostic pour les chevaux atteints d’un accrochement du foramen épiploïque est relativement bon si l’affection est détectée tôt. [2][11][13][46] Les perspectives s’améliorent considérablement si le cheval subit une intervention chirurgicale réussie.

Prévention

Il n’existe pas de mesures préventives établies pour l’accrochement du foramen épiploïque, mais certaines techniques chirurgicales visant à fermer le foramen sont actuellement à l’étude. [11][13]

Le soutien de la santé digestive du cheval et la réduction du stress et de l’anxiété peuvent contribuer à diminuer les risques de complications gastro-intestinales associées à cette pathologie.

Chirurgie pour les coliques

Tout cheval présentant des signes de coliques doit faire l’objet d’une évaluation vétérinaire immédiate. Certaines causes de coliques sont potentiellement mortelles et nécessitent une prise en charge d’urgence par un vétérinaire.

Votre vétérinaire évaluera votre cheval afin d’identifier la cause sous-jacente du problème gastro-intestinal et de déterminer si une intervention chirurgicale est nécessaire pour poser un diagnostic ou pour traiter l’affection.

Divers outils diagnostiques sont utilisés pour évaluer si une intervention chirurgicale est requise pour un cheval souffrant de coliques, notamment : [2][15][44]

  • Un examen physique
  • Une palpation rectale
  • Une analyse d’urine
  • Une imagerie diagnostique
  • Une abdominocentèse (prélèvement de liquide abdominal)
  • Des analyses sanguines
  • Une évaluation dentaire
  • Une endoscopie (introduction d’un endoscope dans l’estomac)
  • Une analyse des matières fécales
  • Une intubation nasogastrique

Si, à la suite de l’utilisation de l’ensemble de ces stratégies, un diagnostic n’a toujours pas été établi, une chirurgie exploratoire peut s’avérer nécessaire pour examiner l’état de l’abdomen du cheval. On parle alors de laparotomie.

La chirurgie exploratoire est souvent effectuée en même temps que le traitement chirurgical de la pathologie sous-jacente, si celle-ci est identifiée.

Suite à une chirurgie abdominale, la convalescence est longue, et une guérison complète peut prendre plusieurs mois. Le retour progressif à l’exercice, au transport, aux contacts sociaux avec d’autres chevaux et aux habitudes alimentaires normales doit être soigneusement planifié.

Travaillez en étroite collaboration avec votre vétérinaire et suivez rigoureusement les consignes postopératoires afin d’assurer le meilleur processus de guérison possible pour votre cheval.

Questions fréquemment posées

Voici quelques questions fréquemment posées sur les troubles gastro-intestinaux graves chez les chevaux :

Résumé

Le système digestif du cheval est long, sensible et complexe, avec des structures qui se déplacent librement dans la cavité abdominale. Cette configuration rend le cheval vulnérable à divers problèmes gastro-intestinaux.

  • Les affections courantes comprennent l’invagination intestinale, la formation d’entérolithes, le volvulus, les lipomes causant une obstruction étranglée, les hernies inguinales et les accrochements.
  • La colique, terme utilisé pour désigner une douleur abdominale chez le cheval, doit être considérée comme une urgence médicale, puisque certaines affections sous-jacentes à l’origine de la colique peuvent être potentiellement mortelles.
  • Les signes de colique incluent la dépression, la léthargie, l’agitation, le fait de se retourner pour regarder les flancs, les grincements de dents et d’autres comportements indiquant un inconfort.
  • Bien que de nombreux outils diagnostiques soient utilisés pour identifier les affections gastro-intestinales, une chirurgie exploratoire est souvent nécessaire pour établir un diagnostic définitif.
Manque-t-il quelque chose dans l’alimentation de votre cheval?

Identifier les manques dans le programme alimentaire de votre cheval pour optimiser son bien-être.

Références

  1. Arévalo Rodríguez. J. M. et al., Nephrosplenic Space Closure Significantly Decreases Recurrent Colic in Horses: A Retrospective Analysis. Veterinary Record. 2019. View Summary
  2. Blikslager. A. T. et al., Eds., The Equine Acute Abdomen. Third edition. Wiley, Blackwell, Hoboken, NJ. 2017.
  3. Gillen. A. and Catherine Archer. D., Epidemiology of Colic: Current Knowledge and Future Directions. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 2023. View Summary
  4. Sutton. G. A. et al., A Behaviour-Based Pain Scale for Horses with Acute Colic: Scale Construction. Veterinary Journal (London, England: 1997). 2013. View Summary
  5. Torcivia. C. and McDonnell. S., Equine Discomfort Ethogram. Animals. Multidisciplinary Digital Publishing Institute. 2021. View Summary
  6. Cook. V. L. and Hassel. D. M., Evaluation of the Colic in Horses: Decision for Referral. The Veterinary Clinics of North America. Equine Practice. 2014. View Summary
  7. Dukti. S. and White. N. A., Prognosticating Equine Colic. The Veterinary Clinics of North America. Equine Practice. 2009. View Summary
  8. Straticò. P. et al., Retrospective Study on Risk Factors and Short-Term Outcome of Horses Referred for Colic from 2016 to 2022. Veterinary Sciences. 2022. View Summary
  9. Goff. J. P., Digestion Absorption and Metabolism. Dukes’ Physiology of Domestic Animals. 13th ed. Wiley-Blackwell. 2015.
  10. Hoffman. R. M., Carbohydrate Metabolism in Horses. Reviews in Veterinary Medicine. International Veterinary Information Service, United States. 2003.
  11. Van Bergen. T. et al., Equine Colic Associated with Small Intestinal Epiploic Foramen Entrapment. The Veterinary Journal. 2021. View Summary
  12. Van Bergen. T. et al., Surgical Treatment of Epiploic Foramen Entrapment in 142 Horses (2008–2016). Veterinary Surgery. 2019. View Summary
  13. Freeman. D. E., Surgery of the Small Intestine. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 1997. View Summary
  14. Archer. D. C. et al., Risk Factors for Epiploic Foramen Entrapment Colic: An International Study. Equine Veterinary Journal. 2008. View Summary
  15. Reed. S. M. et al., Equine Internal Medicine. 3rd ed. Saunders Elsevier, St. Louis, Mo. 2010.
  16. Nelson. B. B. and Brounts. S. H., Intussusception in Horses. Compend Contin Educ Vet. 2012.
  17. Paulussen. E. et al., Caecal Intussusception in the Horse: Ultrasonographic Findings and Survival to Hospital Discharge of 60 Cases (2009–2013). Equine Veterinary Education. 2018.
  18. Mathys. R. et al., Duodenoduodenal Intussusception in a 16‐year‐old German Warmblood Mare. Equine Veterinary Education. 2023.
  19. Barnes. H. et al., Colon Resection and Anastomosis as Treatment of an Idiopathic Colo‐colic Intussusception in an Adult Horse. BEVA Equine Veterinary Education. 2024.
  20. Haddad. R. et al., Small Intestinal Intussusception in Horses: Multicentre Retrospective Report on 26 Cases (2009‐2020). Equine Veterinary Education. 2022.
  21. Gough. S. L. et al., Caeco-Caecal and Caeco-Colic Intussusception in Two Half-Sibling Standardbred Horses. Equine Veterinary Education. 2019.
  22. Albanese. V. et al., A Case of a Colocolic Intussusception in a Horse: Colocolic Intussusception in a Horse. Equine Veterinary Education. 2011.
  23. Pierce. R. L., Enteroliths and Other Foreign Bodies. The Veterinary Clinics of North America. Equine Practice. 2009. View Summary
  24. Turek. B. et al., Enterolithiasis in Horses: Analysis of 15 Cases Treated Surgically in Saudi Arabia. Iranian Journal of Veterinary Research. 2019. View Summary
  25. Eastman, T. G., Enteroliths: A Rock and a Hard Place. SteinbeckPenEq. 2020.
  26. Cohen. N. D. et al., Are Feeding Practices Associated with Duodenitis‐proximal Jejunitis.Pdf. Equine Veterinary Journal. 2006.
  27. Rouff. A. A. et al., Trace Elements in Struvite Equine Enteroliths: Concentration, Speciation and Influence of Diet. Journal of Trace Elements in Medicine and Biology. 2018. View Summary
  28. petere, Colic and Equine Enteroliths. Ford Veterinary Surgery Center. 2021.
  29. Kilcoyne. I. and Nieto. J., Perplexing Pedunculated Lipomas. Equine Veterinary Education. 2020.
  30. Gandini. M. et al., Hypothesis on the Pathophysiology of Small Intestinal Strangulation by a Pedunculated Lipoma. Equine Veterinary Education. 2022.
  31. Elane. G. et al., Strangulation of the Caecum by a Pedunculated Lipoma in a Rocky Mountain Horse Gelding. Equine Veterinary Education. 2024.
  32. Verwilghen. D. et al., A Giant Nonstrangulating Mesenteric Lipoma as a Cause of Recurrent Colic in a Horse. Equine Veterinary Education. 2013.
  33. Edwards. G. B. and Proudman. C. J., An Analysis of 75 Cases of Intestinal Obstruction Caused by Pedunculated Lipomas. Equine Veterinary Journal. 1994. View Summary
  34. Lavoie, J.-P., Ed., Blackwell’s Five-Minute Veterinary Consult: Equine. Third edition. Wiley-Blackwell, Hoboken, NJ. 2019.
  35. Bauck. A. G. et al., Mesenteric Strangulation by Pedunculated Lipomas without Involvement of Associated Intestine in Four Horses. Equine Veterinary Education. 2020.
  36. Stephen. J. O. et al., Factors Associated with Mortality and Morbidity in Small Intestinal Volvulus in Horses. Veterinary Surgery. 2004. View Summary
  37. Johnston. J. K. and Freeman. D. E., Diseases and Surgery of the Large Colon. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice. 1997. View Summary
  38. Orsini. J. A. and Divers. T. J., Equine Emergencies: Treatment and Procedures. Fourth Edition, Elsevier. 2014.
  39. Kovac. M. et al., Equine Acquired Inguinal Herniation - Diagnosis and Treatment in 62 Cases. Veterinarski40glasnik. 2018.
  40. Weaver. A. D., Acquired Incarcerated Inguinal Hernia: A Review of 1 3 Horses. Can Ver J. 1987.
  41. Van Der Velden. M. A., Surgical Treatment of Acquired Inguinal Hernia in the Horse: A Review of 51 Cases. Equine Veterinary Journal. 1988. View Summary
  42. François. I. et al., Clinical Findings, Surgical Techniques, Prognostic Factors for Short‐term Survival and Long‐term Outcome in Horses with Acquired Inguinal Hernias: Ninety‐eight Cases (2005–2020). Veterinary Surgery. 2024. View Summary
  43. Baranková. K. et al., Non‐surgical Manual Reduction of Indirect Inguinal Hernias in 89 Adult Stallions. Equine Veterinary Education. 2022.
  44. Auer. J. A., Equine Surgery. 5th edition. Elsevier, St. Louis, MO. 2018.
  45. Archer. D. C. et al., Factors Associated with Survival of Epiploic Foramen Entrapment Colic: A Multicentre, International Study. Equine Veterinary Journal. 2011. View Summary
  46. Freeman. D. E. and Schaeffer. D. J., Short-Term Survival after Surgery for Epiploic Foramen Entrapment Compared with Other Strangulating Diseases of the Small Intestine in Horses. Equine Veterinary Journal. 2010. View Summary