Partout sur la planète, il existe une préoccupation croissante quant à l’importance accordée par l’industrie équine à la santé et au bien-être des chevaux domestiques. [1]
Les parties prenantes de l’industrie, y compris les propriétaires de chevaux, les professionnels, les autorités de règlementation et le public, reconnaissent la nécessité d’avoir des pratiques durables et éthiques en ce qui a trait aux soins des chevaux, reflétant un changement sociétal plus vaste menant à une prise de responsabilité en matière de bien-être équin. [2]
Alors que la gestion moderne des chevaux vise à offrir la meilleure qualité de vie possible, certaines pratiques courantes ont été remises en question par des experts en santé et en bien-être équin. Notamment, des pratiques telles que l’isolement accru dû à l’hébergement dans des écuries privées, l’alimentation basée sur de petits repas à base de céréales ainsi qu’un temps minime de sorties en liberté à l’extérieur sont actuellement l’objet de débats.
Beaucoup de ces pratiques sont influencées par nos valeurs humaines et notre définition du confort. En se familiarisant avec les adaptations évolutives des chevaux et l’impact de nos diverses pratiques de gestion, les propriétaires et les soigneurs de chevaux peuvent faire des choix éclairés pour promouvoir le bien-être général de leurs compagnons équins.
Besoins fondamentaux en matière de bien-être équin
Tous les animaux ont des besoins de base qui sont essentiels pour assurer leur bien-être général. Ceux-ci sont appelés leurs besoins fondamentaux. [3]
Comprendre les besoins fondamentaux de tout animal est la première étape pour évaluer efficacement son bien-être. Examiner comment un cheval vit et fonctionne dans son environnement naturel est nécessaire pour définir ses besoins fondamentaux. [4]
Toutes les espèces, y compris les humains, ont les mêmes besoins fondamentaux : [4]
- Manger/boire
- Dormir
- Mouvement
- Opportunités sociales appropriées
- Environnement de vie approprié
Optimiser le bien-être équin implique de répondre constamment à ces besoins spécifiques à l’espèce. [5] En définissant les besoins fondamentaux des chevaux, la spécialiste en comportement équin Lauren Fraser a inventé l’expression The 3 F’s (« les 3 F » en anglais), qui fait référence à : [6]
- Friends (Amis)
- Freedom (Liberté)
- Forage (Fourrage)
Les 3 F sont maintenant largement acceptés comme les besoins fondamentaux d’un cheval, besoins qui sont confirmés par les résultats de multiples études. [6][7]
Bien-être et comportement équin
Les propriétaires de chevaux rapportent souvent ce qu’ils appellent des « comportements indésirables », mais dans de nombreux cas, ces comportements peuvent indiquer un problème de bien-être. [7]
Par exemple, au Royaume-Uni, jusqu’à 82 % des propriétaires de chevaux rapportent que leur cheval présente un problème de comportement, soit lors du travail monté, soit en lien avec le maniement et le fait d’être gardé dans l’écurie. [8]
Les recherches montrent que les principaux aspects de la gestion contribuant à de nombreux problèmes de comportement couramment observés chez les chevaux sont liés à un manque concernant l’un ou une combinaison des « 3 F ». [9].
En prenant des décisions de gestion qui visent à répondre aux 3 F, les propriétaires et les soigneurs peuvent maximiser le bien-être, prévenir les comportements indésirables et améliorer la relation cheval-humain.
Amis (Friends)
Les chevaux sont des animaux de proie sociaux. À l’état sauvage, ils vivent en groupes relativement stables composés de trois à douze membres ou plus et font leurs propres choix concernant leurs groupes sociaux, leurs relations et leurs interactions. [10] Ils dépendent de la communication avec d’autres chevaux pour survivre.
Cette interdépendance entre les chevaux n’est pas seulement une protection importante contre les prédateurs. Les chevaux communiquent également pour s’entraider à identifier la nourriture, l’eau, l’abri et les conditions environnementales appropriées. De plus, ils ont besoin d’interactions sociales et de se reproduire pour assurer la continuité de leur espèce. [11]
Les hardes de chevaux sauvages se composent généralement d’un étalon, de son harem de juments et de leur progéniture. Des groupes de « célibataires » composés uniquement d’étalons peuvent également se former. De longues périodes d’isolement social sont rarement observées à l’état sauvage. [12]
Les étalons et les juments meneurs
Il existe de nombreuses fausses idées sur la vie naturelle d’une harde, comme le fait d’avoir un étalon meneur ou une jument meneuse. Cela était autrefois considéré comme vrai, mais des observations scientifiques récentes ont depuis démenti cette idée. [13][14]
La stabilité sociale par la cohésion de groupe entre les chevaux est nécessaire pour diminuer la vulnérabilité aux prédateurs. Plutôt que d’établir un « leader », les chevaux comptent sur l’unité, la communication, la fuite en groupe ainsi que le fait d’éviter les collisions les uns avec les autres. [15]
Les chevaux non domestiqués restent parfois ensemble dans le même groupe pendant des années; peu de démontrations d’agression sont rapportées lors d’observations de chevaux dans des conditions naturelles. [16] Cela suggère que la compétition pour établir un leader n’est pas un facteur significatif et que l’agression n’est pas un comportement typique dans ces groupes naturels.
Opportunités sociales dans un cadre de domestication
Dans le cadre de la domestication, les chevaux sont souvent hébergés individuellement avec des opportunités sociales limitées. Il s’agit d’une pratique courante dans de nombreux établissements équestres et elle est devenue la norme pour diverses raisons, y compris : [17]
- Pour atténuer le risque de blessure des chevaux
- À cause de l’inconfort du propriétaire à introduire de nouveaux chevaux dans des groupes établis
- Dû à la difficulté de nourrir des chevaux hébergés en groupe
- À cause de préoccupations de sécurité pour les manieurs
Par conséquent, les choix d’interaction sociale équine sont souvent limités, réduisant la capacité de voir, toucher, sentir et entendre d’autres chevaux pendant de longues périodes de la journée. Cela peut avoir un impact négatif sur la santé mentale et physique des chevaux. [18]
Dans certains cas, les chevaux sont presque complètement isolés des autres chevaux ou gardés dans des box pendant la majeure partie de la journée. Cela est fréquent pour les chevaux de grande valeur comme les chevaux de course et les étalons reproducteurs, généralement en raison des préoccupations concernant le risque de blessure ou de la croyance que les étalons ne doivent pas être sortis avec d’autres chevaux. Des taux élevés de problèmes de comportement sont rapportés dans les études se penchant sur ce type de conditions de gestion. [19][20]
Les changements fréquents de compagnons sociaux sont courants dans l’industrie équine, même dans les contextes de loisir. Contrairement aux conditions naturelles où les chevaux forment librement des relations d’affiliation ou changent de groupe, suggérant qu’ils ont des préférences sociales, les chevaux domestiques manquent souvent de choix en ce qui a trait à leurs partenaires sociaux. [21] Ces changements fréquents peuvent augmenter l’agressivité au sein d’un troupeau. [21]
Effets sur le bien-être
Les comportements associés à des opportunités sociales limitées comprennent : [21][22][23][24][25][26][27]
- Une vigilance accrue
- Des stéréotypies orales et motrices (par exemple, tic à l’appui, tic déambulatoire, tic de l’ours, etc.)
- Des états dépressifs
- De mauvaises compétences sociales
- Des difficultés à manier/entraîner
- Des budgets-temps altérés (ex. temps passé à dormir, à bouger, à chercher de la nourriture, etc.)
De plus, les chevaux ayant des opportunités sociales limitées ont des niveaux de cortisol élevés, ce qui peut indiquer des niveaux de stress plus élevés. Des périodes prolongées de cortisol élevé peuvent augmenter l’anxiété et sont associées à : [28]
- Une hypertension artérielle
- Un dysfonctionnement du système immunitaire
- Un apprentissage et une mémoire altérés
- Une agressivité accrue
- Une inhibition de la reproduction
Amélioration des comportements sociaux
Les opportunités de socialisation des chevaux domestiqués varient en fonction de divers facteurs humains, notamment :
- Le temps
- Les considérations financières
- Les contraintes environnementales
- Le rôle du cheval (par exemple, cheval de course, cheval à la retraite, etc.)
Au minimum, chaque cheval a besoin des éléments suivants pour garantir que ses besoins sociaux sont comblés : [29][30][31]
- Contact avec d’autres chevaux : la possibilité de voir, toucher, sentir et entendre d’autres chevaux pendant la majeure partie de la journée (au moins 12 heures ou plus). Des installations telles que des barres/grilles qui séparent les box, ou des fenêtres où les chevaux qui sont à l’intérieur peuvent voir d’autres chevaux offrent un meilleur résultat que les écuries avec des murs sans fenêtres. Il est préférable que les chevaux placés dans des pâturages individuels partagent une clôture avec un ou des chevaux d’un pâturage adjacent.
- Taille appropriée du troupeau : il devrait y avoir au moins deux chevaux dans un pâturage pour éviter l’isolement ou la surpopulation. La configuration finale du troupeau dépend du nombre de chevaux sur la propriété, de l’espace disponible, de la qualité du pâturage, de la taille et du type de chevaux, de l’entretien du pâturage, du type de sol et du fait ou non que les chevaux utilisent un espace dans l’écurie.
- Stabilité du troupeau : un troupeau stable signifie que les chevaux ont été introduits progressivement lorsque nécessaire et que la composition du groupe demeure relativement constante. Cela aide à établir et à maintenir une structure sociale et des relations familières entre les chevaux.
Tenez compte du tempérament et de la personnalité des chevaux lors du jumelage des chevaux ou de leur intégration dans un troupeau. Assurez-vous également de pouvoir surveiller les interactions et de procéder à des ajustements si nécessaire.
Si vous n’êtes pas sûr que vos chevaux bénéficient de suffisamment d’opportunités sociales, ou si vous craignez qu’ils ne montrent des signes de stress, envisagez de travailler avec un spécialiste en comportement équin qualifié pour vous aider dans la gestion du troupeau.
Fourrage (Forage)
Les chevaux sont des brouteurs naturels, passant 16 à 18 heures par jour à consommer des régimes à base de fourrage. [32] Ce comportement inclut le broutage d’herbes et la recherche de feuillages disponibles, comme des morceaux d’arbres, d’arbustes ou d’autres espèces qu’on trouve hors des pâturages.
Digestion équine
Tout le système gastro-intestinal du cheval, de ses dents à croissance continue et de sa mâchoire robuste à son estomac et son intestin postérieur spécialisés, est particulièrement adapté pour digérer le fourrage. Cette adaptation lui permet de déchirer, de mâcher et de digérer efficacement le fourrage tout au long de la journée. [33]
La production de salive aide à ramollir le fourrage et à tamponner l’acide gastrique, réduisant ainsi le risque d’ulcères gastriques. [34]
Le petit estomac du cheval initie la décomposition des aliments par la digestion acide. Les deux tiers inférieurs de l’estomac sont renforcés par une paroi protectrice, tandis que le tiers supérieur n’a pas cette protection et est vulnérable à l’ulcération. [35]
Au-delà de l’estomac, l’intestin grêle digère les protéines, les graisses, les amidons et les sucres dans les 30 à 90 minutes suivant la consommation. L’apport régulier de fibres provenant de l’herbe et du foin assure le passage continu des aliments dans le tube digestif, permettant une absorption optimale des nutriments. [36]
Le large intestin postérieur du cheval est spécialisé dans la fermentation et la décomposition des fibres, sa principale source d’énergie, grâce à l’action de milliards de bactéries qui colonisent le tube digestif. [37]
Comportement d’alimentation lente et de recherche de nourriture
À l’état sauvage, les chevaux présentent un comportement d’alimentation lente, caractérisé par un apport continu de petites quantités de fourrage tout au long de la journée.
Ce mode d’alimentation naturel est essentiel au maintien de la santé digestive et métabolique. Dans leur domaine vital dans la nature, les chevaux ont accès à une grande variété de types de fourrage, généralement consommés au sol. [38] De plus, certains rapports font état d’équidés consommant des arbustes, du feuillage d’arbres, voire des fruits des arbres. [39]
Opportunités de recherche de nourriture dans un contexte domestique
Offrir un accès adéquat à un fourrage de qualité appropriée selon l’âge, le mode de vie, l’état de santé et le niveau de travail du cheval est essentiel pour assurer sa santé et son bien-être global. Cependant, plusieurs pratiques courantes peuvent avoir un impact négatif sur la satisfaction des besoins fondamentaux équins.
Privation de fourrage la nuit
Les chevaux reçoivent généralement du foin une ou deux fois par jour, sans aucune alimentation supplémentaire pendant la nuit. [40] Dans cette pratique de gestion, il est possible que le foin ne dure pas jusqu’au prochain repas, car des études démontrent que le foin dans des filets à petites ou grandes mailles est généralement consommé dans un délai de 4 à 5,5 heures. [41][42]
Par conséquent, les chevaux peuvent passer jusqu’à 8 heures sans foin, ce qui augmente considérablement le risque d’ulcères gastriques. Cette pratique courante prive les chevaux des opportunités de pâturage continu, essentielles pour imiter leur comportement alimentaire naturel.
Accès au comportement naturel de recherche de nourriture
Le type d’accès à la recherche de nourriture fourni aux chevaux s’écarte souvent de leur comportement naturel. Dans de nombreuses écuries, le fourrage peut être proposé dans des filets surélevés, plutôt qu’au sol. [43] La recherche de nourriture au niveau du sol permet aux chevaux d’adopter un comportement de pâturage naturel et favorise une posture normale.
L’accès au fourrage uniquement à partir de filets ou de râteliers surélevés limite non seulement ces comportements naturels, mais peut également augmenter le risque de problèmes respiratoires dus à l’inhalation de poussière, en plus de causer des tensions et des douleurs au dos et au cou. [44][45]
Équilibrer le fourrage et les concentrés dans l’alimentation du cheval
Donner trop de céréales, ou d’amidons et de sucres, peut surcharger le métabolisme du cheval et entraîner des problèmes de santé, notamment : [46]
- Des déséquilibres nutritionnels
- Des coliques
- Une prise de poids
- Une laminite
- Des variations brusques des niveaux d’énergie
- Des changements de comportement
D’autre part, les chevaux ayant des besoins énergétiques plus élevés, tels que ceux ayant des charges de travail élevées, les juments gestantes ou allaitantes ainsi que les poulains en croissance, peuvent souffrir de carences nutritionnelles si leur alimentation n’inclut pas des suppléments adéquats. Cela peut affecter le développement musculaire, la solidité des os et les niveaux d’énergie. [47]
Quel que soit la quantité de concentrés offerte, fournir un accès continu au fourrage est fondamental pour maintenir une digestion saine et prévenir les problèmes physiques et comportementaux. Un nutritionniste équin qualifié peut vous aider à trouver le bon équilibre.
Les comportements associés au manque d’accès au fourrage incluent : [9][48][49][50][51][52]
- Les stéréotypies
- La pica : ingestion compulsive de matières qui peuvent ou non être des aliments tels que la consommation de terre, de bois, de copeaux de bois
- La coprophagie (chez les chevaux adultes): ingestion de matières fécales
- De l’agressivité
- La protection des ressources
- Des comportements démontrant de la frustration au moment des repas
Les comportements associés aux régimes contenant une quantité excessive de sucre et d’amidon provenant d’aliments à base de céréales incluent : [53][54][55]
- Une agressivité accrue
- Une hypervigilance et un état alerte
- Des stéréotypies
- Des difficultés à manier et entraîner le cheval
- Une réaction de sursaut accrue
- Un retrait/une absence de réaction à l’environnement
Amélioration des comportements de recherche de nourriture
Bien que chaque établissement équestre ait des facteurs différents à considérer en ce qui concerne le temps de sortie et le fourrage, l’optimisation des opportunités de recherche de nourriture est bénéfique pour la santé et le bien-être mental des chevaux. Les recommandations spécifiques pour une recherche de nourriture optimale incluent : [56][57][58][59]
- Fournir un accès 24h/24 et 7j/7 au fourrage à volonté : s’assurer que le foin est toujours disponible aide à prévenir l’ennui et les problèmes de comportement associés, en plus de favoriser la santé digestive globale.
- Fournir de l’enrichissement relié à la recherche de nourriture : l’enrichissement relié à la recherche de nourriture peut inclure des objets tels que des boîtes en carton, des ballons de football, des tuyaux en PVC avec des trous remplis de foin, ou des boules de foin. Des branches d’arbres matures non toxiques, des feuilles et des arbustes peuvent être ajoutés pour une stimulation supplémentaire. Assurez-vous que tous les matériaux sont non toxiques, exempts de coins pointus ou de petites pièces et inspectez et remplacez régulièrement les objets endommagés pour maintenir un environnement sécuritaire pour votre cheval.
- Utiliser des mangeoires à alimentation lente : les mangeoires à alimentation lente placées dans des boîtes ou des caisses au sol sont préférables aux filets à foin surélevés, car elles permettent aux chevaux de manger dans une position plus naturelle et confortable. Les mangeoires à alimentation lente régulent la quantité de foin disponible, encourageant une consommation plus lente et une digestion optimale. Des preuves montrent que les chevaux utilisant des mangeoires à alimentation lente ont tendance à être plus agréable envers les humains et présentent une incidence plus faible de stéréotypies.
- Utiliser des systèmes d’alimentation appropriés : évitez les filets à foin avec des trous très petits, qui peuvent frustrer les chevaux. Choisissez des filets à foin avec des ouvertures d’une taille appropriée qui permettent aux chevaux de manger confortablement sans causer de frustration ou de difficulté excessives.
- Simuler le comportement naturel de recherche de nourriture : offrez du foin en utilisant des emplacements variés et différentes configurations, tels qu’une combinaison de filets à foin, de foin au sol et de mangeoires à alimentation lente, pour favoriser le mouvement dans l’écurie.
Chaque cheval a des besoins alimentaires uniques en fonction de facteurs tels que l’âge, la charge de travail, l’état de santé et le métabolisme. Consulter un nutritionniste équin qualifié peut aider à élaborer un plan d’alimentation qui répond aux besoins nutritionnels spécifiques de chaque cheval.
Liberté (Freedom)
La liberté est la capacité d’agir sans obstacle ni contrainte. Dans leur environnement naturel, les chevaux ont la liberté de :
- Déterminer leur niveau d’interaction avec les membres du groupe
- Brouter autant qu’ils le souhaitent sur tout fourrage disponible
- D’adopter divers comportements naturels tels que se rouler, jouer, se reposer, s’accoupler, se toiletter mutuellement et se promener
Pour tous les animaux, la liberté englobe le choix personnel.
En respectant les besoins physiques et comportementaux spécifiques à l’espèce du cheval, les propriétaires et les soigneurs de chevaux peuvent offrir un mode de vie domestiqué qui respecte le plus possible leurs adaptations naturelles. Cela favorise le bien-être général, ce qui soutient la santé et la longévité et promeut une relation positive entre les manieurs et les chevaux qu’ils côtoient.
Pâturage et mouvement continus
Le mouvement continu dû au pâturage soutient non seulement les besoins nutritionnels des chevaux, mais assure également une activité physique continue. Le pâturage en continu implique un mouvement régulier dans leur environnement pendant que les chevaux recherchent des sources de nourriture et d’eau.
Domaines vitaux
Les chevaux sauvages ont de vastes domaines vitaux, allant de 7 à 826 kilomètres carrés (ou 4 à 318 miles carrés), ce qui illustre leur besoin fondamental d’espace et de liberté. [60][61]
Couvrir de grandes distances permet aux chevaux de satisfaire leurs instincts naturels et de trouver des ressources adéquates dans leur environnement.
Besoins quotidiens d’exercice
Dans la nature, les chevaux peuvent parcourir une distance moyenne de 8 à 28 km (5 à 18 miles) par jour. [62] Cet exercice libre continu maintient non seulement leur condition physique mais soutient également leur bien-être mental en leur permettant d’exprimer des comportements naturels.
La liberté dans le cadre domestique
Dans un cadre domestique, les chevaux sont souvent confrontés à plusieurs contraintes qui peuvent affecter leurs comportements naturels et leur bien-être, y compris : [17][30][63][64]
- Une alimentation fixe : les chevaux reçoivent généralement du fourrage ou de la nourriture placés à un seul endroit, dans des filets à foin ou des seaux. Ce mode d’alimentation stationnaire est très différent de leur comportement naturel de pâturage, où ils se déplacent tout au long de la journée pour trouver et consommer de la nourriture .
- Un mouvement limité : de nombreux chevaux domestiques ont des mouvements limités pendant la majeure partie de la journée, étant confinés dans des écuries ou de petits enclos. Les chevaux domestiques ont accès à des enclos qui peuvent varier de quelques mètres carrés à quelques acres, mais ils se déplacent beaucoup moins et parcourent des distances considérablement moins importantes que leurs homologues sauvages.
- De l’espace limité : la disponibilité de l’espace pour les chevaux varie considérablement dans un contexte domestique. Cependant, un espace limité peut restreindre leur capacité à se déplacer librement, à interagir socialement et à adopter des comportements naturels comme se rouler, courir et jouer. Un espace limité peut également entraîner une surpopulation, provoquant de l’agressivité au sein d’un troupeau en raison de la protection des ressources.
- Un comportement de fuite supprimé : les chevaux ont un instinct naturel de fuir s’ils perçoivent une menace, ce qui représente un mécanisme de survie vital dans la nature. Dans un contexte domestique, leur liberté d’exprimer ce comportement est souvent restreinte ou supprimée par leur manieur ou en raison du confinement.
Liberté de choix
Dans un contexte domestique, les chevaux ont une liberté de choix limitée par rapport à leurs homologues sauvages. Bien qu’ils puissent choisir quand manger et boire dans les limites de l’horaire des repas décidé par les humains, d’autres choix sont souvent limités par les pratiques de gestion humaine.
Les pratiques d’entraînement et l’équipement restrictifs peuvent limiter les mouvements naturels des chevaux ainsi que leurs comportements. L’équipement tel que les mors, les enrênements, les rênes latérales et les martingales fixes peuvent forcer des postures non naturelles et nuire au confort biomécanique. [65]
Les équipements commercialisés pour prévenir les comportements stéréotypés, comme les colliers anti-tic, les pâtes au goût désagréable ou les grilles anti-tics, empêchent l’expression du stress sans traiter les causes sous-jacentes.
La compréhension des principes de l’entraînement peut permettre aux propriétaires de chevaux d’évaluer si leur programme d’entraînement ou équipement préféré favorise réellement la liberté du cheval alors qu’il apprend et s’il respecte ses comportements et besoins naturels.
Les comportements associés au manque de liberté peuvent inclure : [65][66][67][68][69][70][71]
- Les stéréotypies
- Le comportement de rebond; exhiber des comportements exagérés ou intensifiés après une période de restriction, de privation ou de suppression
- Une difficulté accrue de maniement et d’entraînement
- Des états dépressifs/une résignation acquise
- De la vigilance et/ou de l’anxiété
- Une réticence à être autour de certaines personnes ou des humains en général
Amélioration de la liberté
Les propriétaires et soigneurs de chevaux peuvent compenser les aspects inévitables de la gestion ayant un impact sur la liberté équine en offrant des opportunités alternatives. Les recommandations générales pour promouvoir la liberté de mouvement et de choix chez les chevaux incluent : [20][62][72][73]
- Offrir des opportunités adéquates de sorties en liberté à l’extérieur : assurez-vous que les chevaux ont accès à des aires de sortie ou des pâturages spacieux où ils peuvent se déplacer librement (environ 1 – 1,5 acre par cheval à titre indicatif) pendant la majeure partie de la journée (au moins 12 heures ou plus par jour)
- Fournir amplement d’espace pour les interactions sociales : assurez-vous que les chevaux peuvent adopter des comportements naturels et choisir quand ils désirent socialiser avec d’autres. Lors des sorties, les chevaux doivent avoir suffisamment d’espace pour éviter les interactions s’ils le souhaitent.
- Opter pour un entraînement ergonomique : choisissez des équipements et des harnachements qui permettent un mouvement naturel et un confort. Évitez les gadgets ou dispositifs qui restreignent le mouvement ou imposent des postures non naturelles. Choisissez des alternatives douces qui respectent la manière naturelle de se déplacer du cheval.
- Miser sur le renforcement positif : concentrez-vous sur les méthodes d’entraînement qui mettent l’accent sur le renforcement positif pour encourager les comportements souhaités. Récompenser les comportements désirés renforce la confiance et améliore la relation cheval-humain, favorisant un engagement actif pendant les séances d’entraînement
Si vous êtes préoccupé par le surpâturage ou le défoncement du sol lorsque vous augmentez le temps de sortie, envisagez d’utiliser un système de piste ou <a href=”/fr/paddock-paradise-pour-les-chevaux/” title=”Le Paddock Paradise pour les chevaux: guide sur les systèmes de pistes”>Paddock Paradise. Un système de piste est un sentier continu clôturé, souvent circulaire ou oval, installé autour d’une zone centrale et qui encourage le mouvement naturel et l’exercice.
Ces systèmes offrent de l’espace pour le pâturage, les abris et l’enrichissement. Les systèmes de piste comportent diverses sources de nourriture et d’eau ainsi que des éléments naturels ajoutés tels que des billots de bois et des fosses de sable répartis un peu partout. L’exploration de ces environnements artificiels favorise la santé physique, réduit le risque d’obésité et d’ennui, et stimule des comportements plus naturels en offrant un terrain varié et des opportunités d’enrichissement.
Foire aux questions
Voici quelques questions fréquemment posées sur le bien-être équin (Amis, Fourrage, Liberté) :
Un contact social limité peut affecter le niveau de stress, le comportement et le bien-être général de votre cheval. Les chevaux sont des animaux grégaires; lorsqu’ils ne peuvent pas régulièrement voir, toucher, sentir et interagir avec d’autres, ils sont plus sujets à l’anxiété, au tic à l’appui ou au tic de l’ours, à de faibles aptitudes sociales et à une manipulation plus difficile. Même de simples changements — clôtures partagées, grilles/fenêtres de box, sorties en paire ou « temps avec un copain » quotidien — aident à répondre à ce besoin social et améliorent l’humeur et la capacité d’apprentissage.
Pour introduire progressivement un nouveau cheval, commencez par un contact sécuritaire à travers la clôture afin qu’ils puissent faire connaissance sans risque. Échangez des brosses de pansage ou des couvertures pour partager les odeurs, puis passez à de courtes séances supervisées dans un grand paddock neutre avec plusieurs stations de foin et d’eau pour réduire la protection des ressources. Retirez les fers des postérieurs si les coups de pied sont une préoccupation, gardez les premiers jours calmes et surveillez de près pendant une à deux semaines avant la mise au pré complète.
Si la mise au pré en troupeau complet n’est pas possible, gardez votre cheval socialement connecté avec des paddocks côte à côte, des sorties qui partagent une clôture, ou un « copain » stable pour le broutage en main et les sorties montées. Des fenêtres ou des barreaux de box qui permettent le contact du nez, du temps régulier au manège avec un cheval familier et de l’enrichissement placé près des voisins soutiennent aussi les besoins sociaux. Des routines constantes et la rotation de compagnons compatibles aident également.
L’alimentation d’un cheval affecte son bonheur en influençant le confort digestif, l’énergie et le comportement. Une approche « fourrage d’abord » avec un accès quasi constant au foin favorise le pâturage naturel, tamponne l’acide gastrique et réduit le risque d’ulcères ainsi que la frustration liée aux heures de repas. Des vitamines et minéraux équilibrés, un taux modeste d’amidon et de sucre, des filets à foin à petites mailles et plusieurs stations de foin favorisent une énergie calme et stable. Ajoutez du sel nature et de l’eau fraîche chaque jour; un intestin confortable signifie généralement un cheval plus détendu et satisfait.
Résumé
Accorder la priorité à la santé et au bien-être des chevaux domestiques est fondamental pour un traitement éthique et une bonne qualité de vie des chevaux. Les recherches soulignent l’importance de répondre aux trois F — Friends (relations sociales), Forage (fourrage) et Freedom (liberté) — afin d’assurer un bien-être optimal.
- La négligence de ces besoins fondamentaux compromet le bien-être des chevaux et augmente le risque de stress physique, comportemental et psychologique.
- Des pratiques de gestion modernes telles que l’isolement social, la restriction des mouvements et l’accès limité au fourrage sont fréquemment identifiées comme des préoccupations majeures en matière de bien-être.
- Les déficiences liées aux relations sociales, au fourrage ou à la liberté sont étroitement associées à l’apparition de comportements stéréotypés, à des niveaux de stress élevés et à des difficultés de manipulation et d’entraînement.
- En comprenant et en prenant en compte les trois F, les propriétaires de chevaux peuvent prendre des décisions de gestion éclairées et fondées sur des données probantes, mieux adaptées aux besoins biologiques et comportementaux du cheval.
- Soutenir le bien-être équin à travers ces principes contribue à préserver la licence sociale d’exploitation de l’industrie, tout en favorisant une filière équine plus humaine et durable.
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